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Garde-fousLes gros influenceurs dans le viseur de l’Italie après le scandale Ferragni

Après l’affaire Chiara Ferragni, l’Italie encadre l’activité commerciale des influenceurs

Garde-fousSuite à ce scandale, le pays a décidé d’appliquer aux influenceurs la même loi qui régit les médias audiovisuels et prévoit de fortes amendes en cas d’infraction
La star italienne d'Instagram, Chiara Ferragni, fait l'objet d'une enquête pour fraude.
La star italienne d'Instagram, Chiara Ferragni, fait l'objet d'une enquête pour fraude.  - MIGUEL MEDINA / AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

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L’Italie a décidé de durcir le ton quant à l’activité commerciale et publicitaire des principaux influenceurs. Cette décision intervient en pleine tourmente pour Chiara Ferragni, influenceuse suivie par près de 30 millions d’abonnés sur Instagram.

Célèbre dans le monde de la mode, la trentenaire est au cœur d’un scandale sur le parrainage qu’elle a accordé à une marque de pandoro, une brioche de Noël commercialisée en novembre 2022, en laissant entendre qu’une partie des recettes serait reversée au profit d’enfants souffrant de cancer des os à l’hôpital Regina Margherita de Turin (nord-ouest).

Plus d’un million d’euros de bénéfices

Le gendarme italien de la concurrence a découvert le mois dernier que les acheteurs étaient de fait induits en erreur.

Le profit de la vente de cette édition spéciale du pandoro de la marque Balocco a rapporté plus d’un million d’euros aux sociétés détenues par Chiara Ferragni tandis que la société s’était limitée à faire il y a plusieurs mois une donation forfaitaire de 50.000 euros à l’hôpital.

Les gros influenceurs dans le viseur

Suite à ce scandale, l’Italie a donc décidé d’appliquer aux influenceurs la même loi qui régit les médias audiovisuels et prévoit de fortes amendes en cas d’infraction. L’AGCOM a précisé que sa décision s’applique aux influenceurs qui ont au moins un million d’abonnés sur l’un des réseaux sociaux ou les plateformes les plus utilisés, avec au moins 2 % de ces derniers réagissant à leurs messages.

En cas de placement de produits, « les influenceurs sont tenus d’insérer un avertissement soulignant la nature publicitaire du contenu », précise le communiqué. L’AGCOM précise en outre qu’une réunion d’experts se tiendra pour définir « un code de conduite définissant les mesures que les influenceurs devront respecter » spécifiquement, et qui permettra davantage de transparence dans ce secteur.

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