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Récap'La situation est « apocalyptique » à Gaza au 63e jour du conflit

Guerre Hamas-Israël : Situation « apocalyptique » à Gaza, un célèbre poète palestinien tué

Récap'
« 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur le conflit qui s’est déclaré au Proche-Orient
Des Palestiniens inspectent les décombres à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur la mosquée et l'hôpital de Jaffa à Deir el-Balah, le 8 décembre 2023.
Des Palestiniens inspectent les décombres à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur la mosquée et l'hôpital de Jaffa à Deir el-Balah, le 8 décembre 2023. - Omar Ashtawy apaimages/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'essentiel

  • La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien, le 7 octobre, sur le sol israélien, à partir de la bande de Gaza.
  • En représailles, Israël a juré « d’anéantir » le Hamas, pilonnant sans relâche le territoire assiégé où s’entassent 2,4 millions de Palestiniens et lançant une opération terrestre le 27 octobre.
  • Ce vendredi, le poète palestinien Refaat Alareer a été tué dans une frappe israélienne, ont annoncé ses proches dans la nuit.

Pour mieux comprendre les derniers événements sur le conflit entre le mouvement islamiste palestinien du Hamas et Israël, 20 Minutes fait le point tous les soirs. Entre les déclarations fortes, les avancées diplomatiques ou le dramatique bilan des combats, voici l’essentiel de la journée.

Le fait du jour

Les habitants de Gaza font face à une situation « apocalyptique » selon les ONG alors que l’armée israélienne continue sa lente progression dans Khan Younès, des combats acharnés se sont poursuivis vendredi du nord au sud de l’enclave palestinienne, notamment dans cette principale ville du sud, où l’armée israélienne a annoncé avoir pris position dans le centre.

« Nous avons pris position dans le centre de la ville. Nous travaillons méthodiquement, avec précision, nous nous déplaçons de tunnel en tunnel, de maison en maison, et nous frappons les terroristes aussi précisément que possible », a déclaré le général Dan Goldfus, commandant de la 98e division, dans un message vidéo diffusé par l’armée. Les soldats ont découvert un dépôt d’armes dans une école, un poste de commandement du Hamas dans une mosquée, où des « terroristes » ont été tués, ainsi que des armes « au domicile d’importants cadres du Hamas », selon un communiqué de l’armée.

Le chiffre du jour

70. C’est le pourcentage de femmes et d’enfants de moins de 18 ans qui font partie des victimes des bombardements israéliens dans la bande de Gaza. Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé que les frappes aériennes avaient fait 17.487 morts depuis le début de la guerre.

Le ministère fait également état de dizaines de milliers de blessés dont beaucoup ne peuvent être pris en charge faute de moyens, de soignants et de place dans les hôpitaux engorgés. « Nous perdons chaque jour des dizaines de blessés faute de soins », a déclaré son porte-parole, Ashraf al-Qidreh, pointant le « délai [nécessaire] pour sortir de Gaza » les blessés graves.

La phrase du jour

« Ceux qui ont survécu aux bombardements courent désormais un risque imminent de mourir de faim et de maladie » »

« Des centaines d’enfants faisant la queue pour une seule toilette », « des asticots dans des plaies », « des enfants amputés sans anesthésiant » : « nous manquons de mots pour décrire les horreurs qui se déroulent à Gaza », s’indigne Alexandra Saieh, de Save the children. « Des enfants et des familles errent dans les rues de ce qui n’a pas été rasé, sans nourriture, sans nulle part où aller et sans rien pour survivre », poursuit-elle lors d’un briefing en distanciel d’une dizaine d’ONG avec la presse.

« Aucun endroit n’est sûr » à Gaza, dénonce Shaina Low, du Norwegian Refugee Council. Plus de la moitié des logements y ont été endommagés ou détruits et 1,9 million d’habitants – sur un total de 2,4 ––ont été déplacés par la guerre, selon l’ONU. « Israël force les familles à se déplacer d’une zone dangereuse à une autre, s’insurge-t-elle durant cette même vidéoconférence, dont des collègues, à l’instar de milliers d’autres Gazaouis, « dorment dans les rues avec leurs nouveau-nés » faute d’abri sécurisé.

La tendance du jour

Le poète palestinien Refaat Alareer a été tué dans une frappe israélienne, ont annoncé ses proches dans la nuit de jeudi à vendredi. « L’assassinat de Refaat est tragique, douloureux et scandaleux. C’est une perte immense », a commenté sur X son ami Ahmed Alnaouq après des raids mortels jeudi soir dans le nord de la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé de l’administration du Hamas. « Mon cœur est brisé, mon ami et mon collègue Refaat Alareer a été tué avec sa famille il y a quelques minutes je n’arrive pas à y croire. Nous aimions chacun cueillir des fraises ensemble », a écrit sur Facebook son ami, le poète gazaoui Mosab Abu Toha.

Notre dossier sur la guerre entre Israël et le Hamas

Professeur de littérature anglaise à l’université islamique de Gaza, où il enseignait notamment Shakespeare, Refaat Alareer était l’un des cofondateurs du projet We are not numbers (« Nous ne sommes pas des chiffres »), jumelant des auteurs de Gaza à des « mentors » à l’étranger qui les aident à écrire des récits en anglais sur leur réalité. Il avait édité le livre Gaza writes back, des chroniques de la vie à Gaza par des jeunes auteurs palestiniens, et publié Gaza unsilenced, non traduits en français.

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