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Récap'Israël intensifie son opération au sud de Gaza au 62e jour du conflit

Guerre Hamas-Israël : Israël intensifie son opération militaire dans le sud de Gaza, l’ONU monte au créneau

Récap'« 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur le conflit qui s’est déclaré au Proche-Orient
Des habitants de Gaza éprouvés par les bombardements à Khan Younès, la plus grande ville du sud, le 12 novembre 2023.
Des habitants de Gaza éprouvés par les bombardements à Khan Younès, la plus grande ville du sud, le 12 novembre 2023. - Salam Yasser/ APA/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'essentiel

  • La guerre entre Israël et le Hamas a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien, le 7 octobre, sur le sol israélien, à partir de la bande de Gaza.
  • En représailles, Israël a juré « d’anéantir » le Hamas, pilonnant sans relâche le territoire assiégé où s’entassent 2,4 millions de Palestiniens et lançant une opération terrestre le 27 octobre.
  • Ce jeudi, Israël intensifie son opération militaire au sud de la bande de Gaza, alors qu’un nouveau point d’accès pour accéder au territoire pourrait être ouvert.

Pour mieux comprendre les derniers événements sur le conflit entre le mouvement islamiste palestinien du Hamas et Israël, 20 Minutes fait le point tous les soirs. Entre les déclarations fortes, les avancées diplomatiques ou le dramatique bilan des combats, voici l’essentiel de la journée.

Le fait du jour

Une enquête de l’AFP a fait la lumière sur les faits, presque deux mois jour pour jour après le drame. Le journaliste de Reuters Issam Abdallah a été tué le 13 octobre dernier par un obus israélien. Six autres reporters avaient été blessées par la frappe. Sur la même affaire, Amnesty International affirme avoir des « preuves effrayantes » et demande l’ouverture d’une enquête pour « crime de guerre ».

Ces reporters étaient venus couvrir les affrontements transfrontaliers entre l’armée israélienne et des groupes armés dans le sud du Liban, notamment le mouvement Hezbollah, allié du Hamas.

Le chiffre du jour

350. Comme le nombre de personnes tuées à Gaza ces dernières 24 heures, selon le nouveau bilan communiqué ce jeudi par le Hamas. D’abord circonscrites au nord de la bande de Gaza, les opérations militaires israéliennes touchent désormais aussi le sud du territoire. L’armée israélienne a affirmé avoir mené plusieurs opérations à Khan Younès, la plus grande ville du sud, en tuant « des terroristes du Hamas » et en frappant « des dizaines de cibles terroristes ».

La phrase du jour

« Nous essayons d’accroître l’aide humanitaire et plus de 60.000 tonnes d’aide sont entrées via Rafah. » »

Tels sont les mots d’Elad Goren, chef du Cogat, un organisme du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les territoires palestiniens. Il affirme qu’Israël ne sera pas un problème à l’entrée de l’aide humanitaire.

Depuis l’attaque sans précédent contre Israël menée le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui a fait environ 1.200 morts, majoritairement civils, Israël impose un « siège complet » et pilonne massivement la bande de Gaza, réduisant en ruines de vastes zones.

Nourriture, eau, carburant et médicaments n’y entrent qu’au compte-gouttes, alors qu’environ 1,8 million de personnes, soit 80 % de la population, a dû quitter son logement depuis le début des hostilités.

La tendance du jour

Après Rafah, bientôt un autre point d’entrée dans la bande de Gaza ? Une ouverture du passage de Kerem Shalom entre Israël et la bande de Gaza « changerait la nature même de l’accès de l’aide humanitaire » dont le territoire palestinien a désespérément besoin, a déclaré le chef des opérations humanitaires de l’ONU Martin Griffiths lors d’un point de presse à Genève.

Notre dossier sur la guerre entre Israël et le Hamas

Antonio Guterres a lui mis en garde contre un « effondrement total de l’ordre public bientôt » à Gaza. Mercredi, le secrétaire général de l’ONU a dit craindre qu'« une aide humanitaire même limitée » devienne « impossible » à Gaza, soulignant « les bombardements constants des forces armées israéliennes » et « l’absence d’abris ou du minimum pour survivre ».

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