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témoignagesAprès la libération, le « choc psychologique » pour les otages

Guerre Israël-Hamas : « Ils rentrent ! »… Les proches des otages franco-israéliens soulagés

témoignagesAprès l’émotion des libérations d’otages, les témoignages sur les conditions de détention par le Hamas se multiplient
Le jeune Eitan a été libéré après avoir été détenu par le Hamas depuis le 7 octobre 2023.
Le jeune Eitan a été libéré après avoir été détenu par le Hamas depuis le 7 octobre 2023. - /AP/SIPA / SIPA
O.O

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Après la libération de jeunes otages franco-israéliens détenus par le Hamas, les témoignages affluent. Deborah Cohen, la tante d’Eitan Yahalomi, 12 ans, a estimé sur BFM TV que son neveu a vécu des « horreurs » pendant sa captivité à Gaza. Des coups ont été portés à l’adolescent par « des civils » palestiniens, affirme-t-elle.

Plus tôt mardi, la ministre française des affaires étrangères Catherine Colonna avait indiqué sur la radio RTL que les trois mineurs français libérés semblaient se porter bien physiquement tout en évoquant le « choc psychologique » lié à la longue détention.

« Je voulais espérer qu’il (Eitan) soit bien traité. Apparemment non »

« Le Hamas l’a obligé à regarder » des exactions commises et filmées le 7 octobre par ses combattants, a-t-elle affirmé. « Chaque fois qu’un enfant pleurait, ils le menaçaient avec une arme pour qu’il se taise », a poursuivi Deborah Cohen. « Je voulais espérer qu’il [Eitan] soit bien traité. Apparemment non. Ce sont des monstres », a jugé sa tante.

« Hier, on était tellement content [de sa libération]. Mais maintenant que je sais ça, je m’inquiète. Il y a encore son père là-bas », a-t-elle confié. « Comment on peut se sentir bien après une expérience comme celle-là ? Il a un long chemin à faire », a-t-elle ajouté. « C’est un enfant calme. Cela va prendre du temps avant de sortir ses émotions. »

Les Franco-israéliens, Erez et Sahar Kalderon, 12 et 16 ans, et Eitan Yahalomi, 12 ans, sont arrivés lundi soir en Israël dans le cadre de l’accord de trêve avec le mouvement islamiste palestinien. « Qu’est-ce que c’était dur, mais ça valait le coup, ils rentrent », a exulté la mère d’Erez et Sahar.

Ils faisaient partie des quelque 240 personnes capturées en Israël lors des attaques du 7 octobre, dont 50 ont jusqu’ici été libérées. Quelque 150 Palestiniens écroués dans des prisons israéliennes ont de leur côté été libérés dans le cadre d’un accord de trêve entre Israël et le Hamas.

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