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TENSIONSRiyad met en pause les discussions sur une normalisation avec Israël

Guerre Hamas - Israël : Riyad met en pause les discussions sur une éventuelle normalisation avec Israël

TENSIONSLors d’une rencontre à Riyad avec le secrétaire d’Etat américain, le ministre saoudien des Affaires étrangères a appelé à un « cessez-le-feu immédiat à Gaza et dans ses environs »
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken reçu par son homologue saoudien Fayçal ben Farhane, à Ryad le 14 octobre 2023.
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken reçu par son homologue saoudien Fayçal ben Farhane, à Ryad le 14 octobre 2023. - Jacquelyn Martin/AP / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

La probable imminente attaque terrestre de l’armée israélienne sur Gaza n’est pas du tout du goût de Riyad. L’Arabie saoudite a donc décidé de suspendre les négociations sur une possible normalisation avec Israël parrainées par les Etats-Unis, une semaine après le début de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien.

Cette décision a été annoncée samedi par une source proche du gouvernement saoudien, en pleine visite à Riyad du secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, qui s’est entretenu avec son homologue saoudien, Fayçal ben Farhane.

Riyad exige l’entrée des aides humanitaires à Gaza

Ce dernier a appelé à un « cessez-le-feu immédiat à Gaza et dans ses environs », et la levée des restrictions imposées par Israël sur l’entrée des aides humanitaires dans le territoire palestinien, selon un communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères, publié à l’issue de la rencontre.

Le 7 octobre, des centaines de combattants du Hamas ont infiltré Israël depuis la bande de Gaza. Au moins 1.300 Israéliens, la plupart des civils, ont été tués depuis l’attaque. En riposte, l’armée israélienne a mené des raids dévastateurs dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, où plus de 2.200 Palestiniens, la plupart des civils, dont 724 enfants, ont péri selon les autorités locales. L’armée a également appelé les habitants du nord de la bande de Gaza à l’évacuer.

Vendredi, dans sa critique la plus vive émise à l’égard d’Israël depuis le 7 octobre, Riyad a dit rejeter « catégoriquement » tout déplacement de la population de Gaza et condamné le bombardement de « civils sans défense ».

Un rapprochement voulu par Washington

L’Arabie saoudite, gardienne des premiers lieux saints de l’islam, n’a jamais reconnu Israël et n’a pas adhéré aux accords d’Abraham de 2020, négociés par les Etats-Unis, qui ont permis à ses voisins, Bahreïn et les Emirats arabes unis, ainsi qu’au Maroc, d’établir des liens officiels avec Israël. Le royaume était pressé ces derniers mois par l’administration américaine de faire de même, Riyad exigeant en échange des garanties de sécurité de Washington et une aide au développement d’un programme nucléaire civil.

« La priorité doit être de mettre un terme aux souffrances des civils et nous devons trouver un moyen de désamorcer rapidement la situation pour ramener la paix - au moins en arrêtant les armes - et ensuite travailler à relever les défis humanitaires », a déclaré Fayçal ben Farhane après sa rencontre avec Antony Blinken.

NOTRE DOSSIER SUR LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

Le secrétaire d’Etat américain a pour sa part de nouveau souligné l' « importance vitale » de protéger les civils. « C’est exactement ce que nous faisons ensemble. Nous travaillons notamment à l’établissement de zones sûres à Gaza et d’un corridor permettant à l’aide humanitaire d’atteindre les personnes qui en ont besoin », a-t-il affirmé.

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