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RESEAUX SOCIAUXPlainte contre Meta aux Etats-Unis, accusé de favoriser la pédocriminalité

Etats-Unis : L’accusant de favoriser la pédocriminalité, le Nouveau-Mexique porte plainte contre Meta

RESEAUX SOCIAUXLe procureur général du Nouveau-Mexique estime que les plateformes de Meta sont des « lieux de prédilection pour les prédateurs qui échangent de la pédopornographie »
Les logos de Meta, Facebook et Instagram sur un smartphone.
Les logos de Meta, Facebook et Instagram sur un smartphone. - Yassine Mahjoub / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Aux Etats-Unis, le Nouveau-Mexique a décidé de lancer une lourde charge contre la maison mère de Facebook et Instagram. Le procureur général de cet Etat a lancé mercredi des poursuites contre Meta et son patron Mark Zuckerberg, accusant les plateformes de favoriser la pédocriminalité.

« Notre enquête sur les réseaux sociaux de Meta démontre que ce ne sont pas des espaces sûrs pour les enfants, mais plutôt des lieux de prédilection pour les prédateurs qui échangent de la pédopornographie et sollicitent des mineurs à des fins sexuelles », a déclaré le procureur général Raúl Torrez.

Meta se défend de ne rien faire

Il a assuré que son bureau détenait notamment des preuves que les services de Meta ont « servi et dirigé de manière proactive des utilisateurs mineurs vers un flux d’images sexuellement explicites, même lorsque l’enfant n’a manifesté aucun intérêt pour ce contenu ». Les plateformes auraient aussi « permis à des dizaines d’adultes de trouver, de contacter et de pousser les enfants à fournir des photos sexuellement explicites d’eux-mêmes ou à participer à des vidéos pornographiques », ainsi qu’à trouver et vendre « des volumes énormes de pédopornographie ».

« L’exploitation des enfants est un crime horrible et les prédateurs en ligne sont des criminels déterminés », a réagi un porte-parole de Meta. Il a rappelé des mesures déjà en place pour lutter contre la pédocriminalité, comme le recours à des « technologies sophistiquées », le recrutement d’experts et le signalement des contenus en question aux autorités. « En un seul mois, nous avons désactivé plus d’un demi-million de comptes pour violation de nos politiques de sécurité des enfants », a-t-il continué.

Le géant des réseaux sociaux est régulièrement accusé de ne pas lutter suffisamment contre ce genre de crimes. En juin, un rapport de l’université de Stanford et du Wall Street Journal (WSJ) a déterminé qu’Instagram est la principale plateforme utilisée par des réseaux de pédocriminels pour promouvoir et vendre des contenus montrant des agressions sexuelles sur des mineurs. Leur rapport détaille aussi le rôle joué par les algorithmes de la populaire application : un compte test créé par le quotidien économique s’est vu « inondé de contenus qui sexualisent les enfants » après avoir cliqué sur quelques recommandations de ce genre.

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