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par là la sortieL’élu mythomane George Santos expulsé du Congrès américain

Etats-Unis : L’élu mythomane George Santos expulsé du Congrès par ses collègues

par là la sortieEpinglé par la commission d’éthique et inculpé au pénal pour des délits financiers, l’élu républicain de New York n’est que le 6e dans l’histoire américaine à être expulsé de la Chambre
L'élu républicain George Santos le 30 novembre 2023 devant le Capitole de Washington.
L'élu républicain George Santos le 30 novembre 2023 devant le Capitole de Washington. - UPI/Newscom/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Ses frasques ont cessé d’amuser le Congrès américain : l’élu républicain George Santos, qui s’est illustré par ses mensonges répétés et est accusé de délits financiers, a été destitué par ses pairs vendredi par un vote 311-114, soit 21 voix de plus que le mininum des deux tiers nécessaires.

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Une centaine de républicains et plus de 200 démocrates ont voté pour évincer le trentenaire. La Chambre des représentants n’avait jusqu’ici utilisé une telle sanction que cinq fois dans son histoire.

Après son élection en novembre 2022, et à la suite de révélations du New York Times, George Santos ans avait dû admettre avoir menti sur des pans entiers de sa vie pour embellir son CV.

Il avait dû concéder n’avoir jamais travaillé pour les grandes banques américaines Goldman Sachs ou Citigroup, ni détenir de diplôme universitaire de la New York University (NYU). Elu de l’Etat de New York, il avait également été inculpé d’escroquerie envers ses donateurs ainsi que pour blanchiment et fraude électronique. Il a plaidé non coupable.

Botox et OnlyFans

L’élu, dont les tricheries faisaient les choux gras des réseaux sociaux, a longtemps réussi à surmonter les appels à la démission, lancés dès son investiture par des élus des deux bords.

Jusqu’à la publication d’un rapport de la commission d’éthique de la Chambre des représentants, l’accusant d’avoir « gravement discrédité » l’institution.

Selon la commission, l’élu a « cherché à exploiter frauduleusement chaque aspect de sa candidature pour son profit financier personnel » et a « constamment menti à ses électeurs, ses donateurs et son équipe sur son passé et son expérience ».

D’après le rapport, l’élu s’est servi de l’argent détourné pour des achats dans le magasin de luxe Ferragamo, dans un casino, pour des traitements cosmétiques au « Botox » et sur la plateforme OnlyFans, sur laquelle des utilisateurs peuvent partager leurs vidéos et photos à caractère sexuel.

« J’ai accepté mon destin »

George Santos avait réagi en qualifiant ce texte de « calomnie politique » tout en assurant qu’il ne se représenterait pas en 2024 pour un nouveau mandat. Egalement accusé d’avoir exagéré la réalité en se présentant comme « un Américain fier d’être juif », ou encore comme le petit-fils de survivants de la Shoah ayant fui la barbarie nazie, il avait refusé de démissionner.

Vendredi matin, l’élu semblait toutefois résigné. « J’ai accepté mon destin. Si la volonté de Dieu est de me garder ici je resterai, si sa volonté est que je parte, je partirai », avait-il déclaré vendredi matin à Fox News quelques heures avant le vote.

Il avait été convoqué par le président de la commission d’éthique de la Chambre des représentants à majorité républicaine, Michael Guest le jugeant « indigne de servir comme membre » de cette institution. Une précédente motion d’exclusion avait été rejetée car elle n’avait pas recueilli la majorité des deux tiers des voix des représentants présents nécessaire.

Le dernier élu de la Chambre des représentants exclu par ses pairs était un démocrate de l’Ohio, James Traficant, évincé en 2002 sur la base de dix chefs d’accusation, dont celui de corruption. Il avait, la semaine suivante, été condamné à huit ans de prison.

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