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punchlineDonald Trump comparé à « Voldemort » lors du 4e débat de la primaire

Primaire républicaine : Donald Trump comparé à « Voldemort » lors du 4e débat

punchlineL’ancien gouverneur du New Jersey Chris Christie a accusé ses adversaires d’avoir « peur de critiquer » l’ancien président et d’affirmer haut et fort qu’il n’était « pas digne » de la présidence
Le républicain Chris Christie lors du débat télévisé du 6 décembre 2023.
Le républicain Chris Christie lors du débat télévisé du 6 décembre 2023. - Gerald Herbert/AP/SIPA / SIPA
Philippe Berry

P.B. avec AFP

Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Alors que Donald Trump, qui compte 50 points d’avance dans les sondages, a zappé le 4e débat télévisé de la primaire républicaine, mercredi, Chris Christie l’a comparé à Voldemort, la Némésis d’Harry Potter. L’ancien gouverneur du New Jersey a accusé ses adversaires « d’avoir peur de critiquer » Trump et de risquer de se mettre à dos ses supporteurs.

Christie, qui peine à dépasser les 2 % d’intentions de vote, joue le rôle de l’inquisiteur de Donald Trump, qu’il avait soutenu en 2016 puis lâché après l’assaut du Capitole. « Je suis là pour dire la vérité, même quand elle est inconfortable », a continué Christie. Revenant sur la sortie ironique du favori de la primaire, qui a assuré qu’il n’agirait pas comme un dictateur « sauf pour le premier jour », l’ancien procureur fédéral a insisté : « Je le prends au mot. C’est un homme en colère et amer, qui veut se venger de tous ceux qui n’ont pas été d’accord avec lui. » « Si vous avez peur d’offenser Donald Trump, que ferez-vous lorsque vous serez assis en face du président Xi ? De l’ayatollah ? De Poutine ? »

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Ron DeSantis, lui, a une nouvelle fois joué les équilbristes. Critiquant l’âge de Donald Trump, il a refusé de dire s’il estimait que l’ancien président, qui aura 78 ans l’an prochain était trop vieux pour tenir les fonctions présidentielles.

Nikki Haley attaquée

Si Christie a attaqué Donald Trump, Ron DeSantis, et encore plus Vivek Ramaswamy, ont tiré des scuds sur Nikki Haley. L’ancienne ambassadrice à l’ONU, dont la candidature séduit de plus en plus l’establishment et les très riches donateurs républicains a souvent souri face aux critiques l’accusant d’être « corrompue » ou « de vouloir envoyer des jeunes Américains sur les champs de bataille pour s’acheter une plus grande maison ».

« J’adore toute l’attention les gars, merci », a ironisé la quinquagénaire, qui est passée en quelques semaines de 4 à 10 % dans les sondages, et fait jeu égal avec Ron DeSantis dans l’Iowa, et le devance dans le New Jersey et la Caroline du Sud. « Ils me critiquent car ils sont jaloux », a-t-elle poursuivi.

Le gouverneur de Floride Ron DeSantis, aux prises de positions choc sur les questions LGBTQ+ ou l’immigration, est taxé d’un manque de charisme. Il accuse désormais un retard de plus de 48 points face à Donald Trump, selon l’agrégateur de sondages RealClearPolitics.

« J’en ai assez d’entendre parler de ces sondages », a lancé, visiblement agacé, l’ancien officier de marine lors du débat, estimant qu’il revenait aux électeurs, et non aux enquêtes d’opinion, de trancher sur son sort. Réponse à partir du 15 janvier dans l’Iowa.

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