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GUIDEQui sont les principaux candidats à la présidentielle américaine de 2024 ?

Présidentielle américaine 2024 : Qui sont les principaux candidats ?

GUIDESi une revanche entre Joe Biden et Donald Trump reste le scénario le plus probable, d’autres espèrent créer la surprise ou profiter de circonstances imprévues
Joe Biden, Robert Kennedy Jr, Donald Trump (haut), et les républicains Ron DeSantis, Nikki Haley, Vivek Ramaswamy, Chris Christie et Tim Scott (bas).
Joe Biden, Robert Kennedy Jr, Donald Trump (haut), et les républicains Ron DeSantis, Nikki Haley, Vivek Ramaswamy, Chris Christie et Tim Scott (bas). - Photomontage « 20 Minutes » / Sipa
Philippe Berry

Philippe Berry

L'essentiel

  • Le compte à rebours est lancé : dans un an jour pour jour aura lieu l’élection présidentielle américaine.
  • Qui sera le 47e président des Etats-Unis ? Pour l’heure, une revanche entre Joe Bident et Donald Trump se dessine.
  • Mais d’autres candidats espèrent se mêler à la lutte. Qui sont-ils ? Présentation.

De notre correspondant aux Etats-Unis

Qui sera le 47e président des Etats-Unis ? Sur le papier, une revanche entre le sortant Joe Biden et son prédécesseur Donald Trump semble inéluctable dans tout juste un an, le 5 novembre 2024.

Biden n’a pas d’adversaire sérieux côté démocrate, et Trump compte entre 40 et 50 points d’avance dans les sondages pour la primaire républicaine. Mais entre l’âge avancé de Biden et les ennuis judiciaires de Trump, sous la menace de quatre procès en 2024, tout n’est pas forcément écrit d’avance.

Les candidats démocrates

Joe Biden, le sortant

Trois Américains sur quatre le jugent « trop vieux » pour être président, et sa cote de popularité dépasse à peine les 40 %. Mais contrairement au sortant Jimmy Carter, qui avait dû batailler contre Ted Kennedy en 1980, Joe Biden n’a pas d’adversaire sérieux dans une primaire jouée d’avance. Il mise tout sur la « Bidenomics », avec un chômage au plus bas et une récession qui ne s’est finalement jamais manifestée, et sur la défense du droit à l’avortement. Mais le démocrate pourrait se faire sanctionner sur l’inflation et l’immigration.

Dean Phillips, le trouble-fête

Inconnu du grand public, cet élu du Minnesota s’est lancé dans la bataille à la surprise générale en octobre. A 54 ans, il estime que le parti « doit se tourner vers le futur » pour battre Donald Trump. S’il peut techniquement remporter la primaire du New Hampshire en janvier, que Joe Biden boycotte (le parti veut faire de la Caroline du Sud le premier scrutin le 3 février), Phillips n’a aucune chance de décrocher l’investiture.

Marianne Williamson, la reine de l’auto-promo

La prêtresse du self-love avait déjà tenté sa chance sans succès en 2020. Autrice à succès, elle défend des valeurs progressives, sur le climat et la lutte contre le racisme. Elle a dénoncé la décision du parti démocrate de ne pas organiser de débats télévisés, qui l’empêche d’exister cette année.

Les candidats républicains

Donald Trump, le revanchard

On ne le présente plus. Battu par Joe Biden en 2020, Donald Trump veut devenir le premier ex-président depuis Grover Cleveland en 1892 à remporter un second mandat après avoir perdu une réélection. Malgré des inculpations en série, Trump reste plus populaire que jamais dans l’électorat républicain, à près de 60 % d’intentions de vote dans la primaire. Malgré la menace de quatre procès au pénal en 2024 (sur la présidentielle de 2020, au niveau fédéral et en Géorgie, mais aussi sur les documents classifiés de la Maison Blanche et l’affaire Stormy Daniels), le milliardaire pourrait avoir plié la primaire dès le « Super Tuesday », avec une quinzaine d’Etats qui votent le 5 mars.

Ron DeSantis, la candidature qui fait pschit

S’il talonnait Trump au printemps, le gouverneur de Floride s’est depuis effondré. Sa croisade « anti-woke » ne remporte pas le succès escompté, et DeSantis ne parvient pas à attaquer son ancien mentor Donald Trump, qui a fait l’impasse sur les trois premiers débats télévisés. S’il veut avoir la moindre chance, il devra créer la surprise lors du caucus de l’Iowa, qui lance la primaire le 15 janvier.

Nikki Haley, la diplomate qui monte

Le trou d’air de DeSantis profite à l’ancienne gouverneure de Caroline du Sud. Face aux crises géopolitiques mondiales, de l’Ukraine au Proche-Orient, Nikki Haley fait preuve d’autorité, forte de son expérience d’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU. Après deux bons débats télé, elle continue de grimper dans les sondages et de séduire les « méga-donateurs » républicains qui cherchent une alternative à Donald Trump. Un ex-locataire de la Maison Blanche Que Nikki Haley prend soin de ne pas attaquer frontalement, pour préserver ses chances d’être choisie comme potentielle colistière.

Vivek Ramaswamy, l’entrepreneur provocateur

Il a l’insolence de la jeunesse. A 38 ans, Ramaswamy, qui a fait fortune dans les biotechs, a réussi à faire le buzz avec ses raps d’Eminem et ses propositions extrêmes, comme supprimer les syndicats enseignants ou interdire la discrimination positive. Apprécié par Donald Trump, Ramaswamy s’est fait torpiller par ses concurrents lors du second débat. Notamment par Nikki Haley, qui lui a lancé : « Honnêtement, à chaque fois que je t’écoute, je me sens un peu plus bête. »

Chris Christie, le pitbull qui veut se payer Trump

« Donald, je sais que tu regardes, tu ne peux pas t’en empêcher. Tu n’es pas là ce soir car tu as peur d’être sur la scène et de défendre ton bilan. » Chris Christie, ancien procureur, livre dès qu’il peut un réquisitoire anti-Trump, qu’il avait pourtant soutenu en 2016. Mais l’ex-gouverneur du New Jersey, qui se dit persuadé que l’ancien président sera condamné lors de son procès sur l’élection de 2020, ne décolle pas dans les sondages, et il pourrait ne pas faire long feu.

Tim Scott, l’éternel optimiste

Seul sénateur républicain afro-américain du Congrès actuel, Tim Scott répète à qui veut bien l’écouter que l’Amérique « n’est pas raciste » et que « le meilleur est à venir ». Pour sa candidature, rien n’est moins sûr : à moins de 2 % dans les sondages, il semble davantage courtiser la vice-présidence ou un portefeuille dans une administration Trump.

Les candidats indépendants

Robert Kennedy Jr, le populiste antivax

Les critiques de ses frères et sœurs n’y changeront rien. Le neveu de JFK est un animal politique intriguant qui pourrait peser dans un duel Trump-Biden. Robert Kennedy Jr, qui briguait à 69 ans l’investiture démocrate, a renoncé pour se présenter directement à la présidentielle du 5 novembre comme candidat indépendant (sans étiquette). Connu pour ses positions antivax parfois complotistes, RFK Jr aura sans doute du mal à être présent sur les listes dans tous les Etats. Mais l’ancien avocat environnementaliste, qui mise sur un programme populiste, semble particulièrement séduire les jeunes et les indépendants.

Et selon un sondage de l’université Quinnipiac du 1er novembre, il pourrait siphonner davantage de voix à Donald Trump qu’à Joe Biden. L’étude donne les deux candidats au coude à coude, à 47 % pour Trump contre 46 % à Biden. Mais dans une triangulaire, RFK Jr est crédité de 22 % des intentions de vote, contre 39 % à Biden et 36 % à Trump. Il ne sera sans doute pas ce niveau en novembre 2024, mais dans les Etats qui se jouent à quelques dizaines de milliers de voix, il pourrait faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

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