Crash du vol EgyptAir: La boîte noire contenant les paramètres de vol a été «réparée»

ENQUÊTE La réparation de la deuxième boîte noire commencera ce mardi, selon la commission d'enquête égyptienne...

20 Minutes avec AFP

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Les boîtes noires (qui en fait sont orange) du vol Egyptair présentées par les autorités égyptiennes.
Les boîtes noires (qui en fait sont orange) du vol Egyptair présentées par les autorités égyptiennes. — HO / MEDIA CENTER OF THE EGYPTIAN MINISTRY OF CIVIL AVIATION / AFP

La boîte noire contenant l’enregistreur des paramètres de vol de l’airbus d’EgyptAir qui s’est abîmé en Méditerranée le 19 mai dernier a été « réparée avec succès » lundi « dans les laboratoires de bureau d’enquête sur les accidents en France », a annoncé dans la soirée la commission d’enquête égyptienne.

« Des tests ont été effectués » après la réparation et « ont permis de s’assurer que les paramètres du vol sont bien enregistrés » dans la boîte, selon le communiqué de la commission, qui ajoute que « la réparation de la deuxième boîte noire commencera demain » ce mardi.

Quelques heures plus tôt en France, le Bureau français d’enquêtes et d’analyses (BEA) avait annoncé qu’il avait reçu les cartes mémoire des deux boîtes noires de l’Airbus qui s’est écrasé entre la Crète et la côte nord de l’ Egypte, faisant 66 morts, dont 40 Egyptiens et 15 Français

L’hypothèse de l’attentat a cédé du terrain au profit de celle de l’incident technique

Cruciales pour déterminer les causes de la catastrophe, les deux boîtes noires de l’avion - le Cockpit Voice Recorder (CVR), qui concerne les conversations dans le cockpit, et le Flight Data Recorder (FDR), qui enregistre tous les paramètres de vol, - avaient finalement été repêchées mi-juin. Mais leurs cartes mémoire étaient illisibles et elles avaient été expédiées en France pour y être réparées.

L’hypothèse de l’attentat, initialement mise en avant par l’Egypte, a cédé du terrain au profit de celle de l’incident technique : des alertes automatiques avaient en effet été émises par l’appareil deux minutes avant sa chute, signalant de la fumée dans le cockpit, dans une toilette et sous la cabine de pilotage, ainsi qu’une défaillance de l’ordinateur gérant les commandes de l’avion.

La commission d’enquête égyptienne avait par ailleurs confirmé que l’appareil avait effectué un virage brutal à 90 degrés sur sa gauche, puis une vrille de 360 degrés à droite, avant d’entamer sa chute.