Tchernobyl, 30 ans après

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La rédaction de 20 Minutes
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Il y a 30 ans, le 26 avril 1986, commençait ce qui allait devenir l'accident nucléaire le plus grave du XXe siècle: la catastrophe de Tchernobyl. Avant de se répandre sur l'Europe, le nuage radioactif issu de l'accident allait surtout toucher les populations limitrophes de la centrale Lénine. Des milliers de personnes qui subissent depuis trois décennies les conséquences incalculables de ces radiations - encore loin d'être finies. Iana, 3 ans, vit dans une maison à la frontière biélorusse, à quelques dizaines de kilomètres de la centrale. Sa famille a été relogée ici après la catastrophe et a décidé de rester. Mais beaucoup d'autres ne sont pas parties ou sont même revenues dans des zones extrêmement contaminées par les radiations. La photographe Quintina Valero est allée à leur rencontrer et nous livre un reportage passionnant.

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    Il y a 30 ans, le 26 avril 1986, commençait ce qui allait devenir l'accident nucléaire le plus grave du XXe siècle: la catastrophe de Tchernobyl. Avant de se répandre sur l'Europe, le nuage radioactif issu de l'accident allait surtout toucher les populations limitrophes de la centrale Lénine. Des milliers de personnes qui subissent depuis trois décennies les conséquences incalculables de ces radiations - encore loin d'être finies. Iana, 3 ans, vit dans une maison à la frontière biélorusse, à quelques dizaines de kilomètres de la centrale. Sa famille a été relogée ici après la catastrophe et a décidé de rester. Mais beaucoup d'autres ne sont pas parties ou sont même revenues dans des zones extrêmement contaminées par les radiations. La photographe Quintina Valero est allée à leur rencontrer et nous livre un reportage passionnant.

  • Quintina Valero/SIPA

    Anna vit dans le village de Kopachi, à moins de 5 km du lieu de la catastrophe. Elle a préféré rester avec sa sœur.

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    Depuis, elle survit comme elle peut dans cette région autrefois prospère, grâce à cette centrale qui fut ensuite sa malédiction. Anna possède un pommier qui lui donne quelques fruits rachitiques.

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    Narodichi est une ville à l'ouest de la centrale Tchernobyl. Habitée par près de 100.000 personnes avant la catastrophe, elle est aujourd'hui en grande partie abandonnée.

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    En partie seulement.

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    Tatiana, par exemple, est rapidement retournée chez elle après l'évacuation. Une évacuation qui ne s'est faite qu'en 1992 - le fameux syndrome du «nuage qui s'arrête à la frontière»

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    Tania aussi est restée et a eu un fils, Dima.

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    Il y a d'ailleurs une école à Narodichi. Ces deux garçons portent un t-shirt traditionnel ukrainien.

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    Olga et sa mère, Natasha, posent devant l'école.

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    Natasha et ses deux enfants.

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    Des enfants s'amusent sur l'aire de jeux de l'école.

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    Iana, 6 ans, et ses deux frères sont privés de père depuis un an. Ne supportant pas les conditions extrêmes de pauvreté dans lesquelles sa famille se trouvait, il s'est donné la mort.

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    Les conditions de vie dans le district de Narodichi, déjà très mauvaises, se sont dégradées depuis que le pays est en guerre. Des dentistes venus de Kiev viennent quand ils peuvent pour surveiller la santé des plus jeunes.

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    Ceux-si sont souffrent de malnutrition et tombent souvent malades.

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    Mais la vie doit continuer, malgré tout. Natasha, une ancienne prof, vend de la viande de porc deux fois par semaine sur le marché de Narodichi.

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    La plupart des familles n'avait guère d'autre choix que de se remettre à travailler la terre ou de reprendre leur boulot d'éleveur.

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    Pavel amène son fils de 19 ans, Stalislao, à l'université. Ce dernier est l'une des victimes de la catastrophe, né handicapé à cause des radiations.

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    Aujourd'hui encore, des enfants naissent avec des malformations. Mischa a 4 ans.

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    A deux ans, Lia (veste rose) souffre d'une tumeur au cerveau. Elle pose avec toute sa famille. Le père, Emil, a fui le conflit qui déchirait l'Abkhazie à onze ans, pour venir s'installer ici, trois ans après la catastrophe nucléaire.

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    Des enfants chantent devant leur école à Krasyatychi, au sud-ouest de la centrale de Tchernobyl.

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    Certaines scènes pourraient être tirées de films apocalyptiques, comme la photo de cette maison et cette voiture abandonnées dans la ville de Bolotnitsa.

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    La photographe s'est aussi rendue à Pripyat, la ville créée en 1970 autour de la centrale. Jusqu'à 50.000 personnes vivaient ici. Mais, depuis le 27 avril 1986, la cité est déserte. Les habitants sont partis en catastrophe. 

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    Ils ont emporté ce qu'ils pouvaient, fuyant la mort.

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