Le porte-avion Charles-de-Gaulle sur le point de rejoindre l'opération anti-Daesh au Moyen-Orient

COMBATS Utilisable par les pays de la coalition anti-Daesh, le porte-avion français vise à apporter un soutien aux troupes déjà sur place, a affirmé Emmanuel Macron

20 Minutes avec AFP

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Le porte-avion Charles de Gaulle, à Toulon, en novembre 2018.
Le porte-avion Charles de Gaulle, à Toulon, en novembre 2018. — CHRISTOPHE SIMON / AFP / POOL

Le porte-avions français Charles de Gaulle sera très prochainement déployé en Méditerranée orientale en soutien de la coalition internationale anti-Daesh à l’œuvre au Moyen-Orient, a annoncé ce jeudi le président français Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées.

« Le groupe aéronaval viendra soutenir l’opération Chammal [volet français de l’opération internationale Inherent Resolve] de janvier à avril, avant de se déployer en Atlantique et en mer du Nord », a-t-il détaillé devant un parterre de militaires et d’élus sur la base aérienne 123 d’Orléans. Il « sera le cœur d’opérations combinées de plusieurs pays européens », a-t-il affirmé dans un discours prononcé devant deux avions de chasse Rafale, en précisant qu'« Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Portugal et Grèce participeront à l’escorte du Charles de Gaulle au cours de sa mission ».

Une menace « plus larvée »

« Cette force européenne, tout comme notre déploiement Lynx dans les pays baltes, viendra renforcer le lien transatlantique et l’OTAN, preuve supplémentaire que défense européenne et OTAN sont les deux piliers d’un même édifice », a-t-il souligné. « Au Proche et Moyen-Orient, malgré les mutations de la région, nos forces engagées dans l’opération Chammal poursuivent les opérations de lutte contre Daesh (…) dont la menace pèse toujours, sous une autre forme, larvée, plus insidieuse », a-t-il insisté, avant de lancer une pique à peine voilée aux pays qui, comme l’Allemagne et le Canada, ont retiré une partie de leur contingent d’Irak début janvier sur fond de tensions entre Téhéran et Washington.

« La France, depuis le début, avec constance (…), elle, est restée avec détermination, avec courage », et « ceux qui se battent contre la menace terroriste, ceux qui la subissent, dans cette région, savent qui est là et qui reste », a-t-il martelé. La BA 123 d’Orléans, d’où s’exprimait le président Macron, est l’une des plus importantes bases aériennes de France, avec 2.200 personnels militaires et civils couvrant un large spectre d’activités, dont le transport aérien et les opérations spéciales.

En marge de ce déplacement, de 150 à 200 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites à Bricy (Loiret), à quelques centaines de mètres de la base aérienne. « M. Macron vient adresser ses vœux aux armées, il ne fait jamais ça pour les salariés. On lui montre qu’on est là », a déclaré l’un d’eux, François Compin, salarié à la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (Cher).