VIDEO. Daesh : Donald Trump confirme la mort du chef du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi

TERRORISME Le chef de Daesh a été tué lors d'une opération militaire américaine en Syrie, dans la nuit de samedi à ce dimanche

R. G.-V. avec AFP

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Le chef de Daesh, prétenduement début 2019, Abou Bakr al-Baghdadi. (archives)
Le chef de Daesh, prétenduement début 2019, Abou Bakr al-Baghdadi. (archives) — AL-FURQAN MEDIA / AFP

Lors d’une allocution télévisée très attendue, le président américain Donald Trump, a annoncé la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi lors d’une opération militaire américaine. Le chef du groupe terroriste Daesh aurait été repéré dans la province d’Idleb, en Syrie, au nord-ouest du pays. Au petit matin, Donald Trump avait annoncé qu’il ferait une annonce « énorme », ce dimanche.

Un peu plus tôt, effectivement, des médias américains avaient indiqué qu’il pourrait s’agir de l’annonce de la mort du principal dirigeant de Daesh, dont la mort a déjà été annoncée plusieurs fois déjà au fil des années. Les tests ADN ont confirmé qu’il s’agissait bien du chef djihadiste. Donald Trump a également confirmé qu’Abou Bakr al-Baghdadi aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider, alors qu’il tentait de s’échapper.

« Il n’est pas mort comme un héros, il est mort comme un lâche, comme un chien », a martelé Donald Trump. « C’était comme regarder un film », a-t-il raconté, relatant comment il avait visionné en temps réel le raid américain grâce à des caméras embarquées par les forces spéciales.

Réactions internationales

L’annonce de Donald Trump a suscité plusieurs réactions internationales, à commencer par la France. La mort du chef de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi est « un coup dur porté contre Daech, mais ce n’est qu’une étape », a estimé Emmanuel Macron, pour qui la défaite définitive du groupe terroriste reste « la priorité » de la France.

Boris Johnson, le Premier ministre britannique, a également réagi sur Twitter saluant un « moment important dans [la] bataille contre le fléau de Daesh ». Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quant à lui tenu à féliciter le président Trump. « Cette réussite est une étape importante, mais la bataille continue » a-t-il ajouté. L’Iran a également affirmé que l’événement ne signifiait pas la fin du combat contre l’organisation jihadiste et son idéologie. « La mort de Baghdadi n’est pas la fin du combat contre le terrorisme de Daech mais juste la fin d’un chapitre », a indiqué le porte-parole du gouvernement Ali Rabii.


La Russie a, elle, émis des doutes. Moscou a déclaré dimanche ne pas avoir « d’informations fiables » sur une « énième mort » du chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, faisant état de « détails contradictoires » qui soulèvent « des doutes (…) sur la réalité et le succès de l’opération américaine ».