Terrorisme: Les polices européenne et américaine ont neutralisé les organes de propagande de Daesh

DJIHADISME L’agence Amaq, la radio al-Bayan et les sites d’information Halumu et Nashir sont concernés…

20 Minutes avec AFP

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Daesh essaye par tous les moyens d'échapper à la censure de ses contenus sur Internet.
Daesh essaye par tous les moyens d'échapper à la censure de ses contenus sur Internet. — © Dado Ruvic / Reuters

« C’est un grand coup » porté aux djihadistes. Les polices américaine et de l’UE ont paralysé les principaux organes de propagande en ligne de Daesh lors d’une opération menée en commun dans plusieurs pays, a annoncé ce vendredi l’agence européenne de police Europol.

« Avec cette opération sans précédent, nous avons porté un grand coup aux capacités du groupe Etat islamique (EI) à propager sa propagande en ligne et à radicaliser les jeunes en Europe », a déclaré le chef de l’agence européenne spécialisée dans la répression de la criminalité Rob Wainwright dans un communiqué.

L’agence Amaq particulièrement visée

L’opération qui s’est déroulée mercredi et jeudi a particulièrement visé l’agence Amaq utilisée par les islamistes radicaux pour revendiquer des attentats et propager leurs appels au djihad. Il s’agit de la dernière étape en date d’une campagne lancée 2015.

« Par cette action de démantèlement, visant les grands organes de l’EI dans le domaine des médias, comme Amaq, mais aussi la radio al-Bayan, les sites d’information Halumu et Nashir, la capacité de l’EI à propager et promouvoir son matériel terroriste est compromise », a ajouté le texte.

Une opération coordonnée par Europol

Le « démantèlement multinational et simultané » a été coordonné par l’intermédiaire du siège d’Europol à La Haye avec le soutien d’Eurojust, l’unité de coopération judiciaire de l’Union européenne.

L’opération a été dirigée par le procureur fédéral de Belgique tandis que les polices nationales ont saisi des serveurs aux Pays-Bas, au Canada et aux Etats-Unis, de même que du matériel numérique en Bulgarie, France et Roumanie. L’unité de lutte anti-terroriste britannique a également été impliquée et a identifié « de grands bureaux d’enregistrement de noms de domaine usurpés par l’EI ».

Les djihadistes ont notamment utilisé leur agence Amaq en 2016 pour revendiquer des attentats et attaques au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde, dont les attentats meurtriers de Paris, Bruxelles, Barcelone et Berlin.