L'Afrique du Nord s’inquiète du retour des combattants de Daesh

SECURITE L'Algérie, l'Egypte et la Tunisie insistent sur l'importance de «préserver l'unité, la stabilité et l'intégrité territoriale de la Libye»...

M.C. avec AFP

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Un soldat de l'armée syrienne tient le drapeau de Daesh devant l'un des sites antiques de la ville de Palmyre, reprise dimanche 27 mars, par les troupes pro-gouvernementales. AFP PHOTO / STR
Un soldat de l'armée syrienne tient le drapeau de Daesh devant l'un des sites antiques de la ville de Palmyre, reprise dimanche 27 mars, par les troupes pro-gouvernementales. AFP PHOTO / STR — AFP

L’Afrique du Nord « est menacée par le retour de combattants étrangers » après les défaites de Daesh en Irak et en Syrie, a prévenu mercredi le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

« Les informations indiquent que le retour se fera dans notre région », a insisté le ministre lors d’une conférence de presse au Caire avec ses homologues égyptien et tunisien Sameh Choukri et Khemaïes Jhinaoui à propos de la Libye.

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« Préserver l’unité, la stabilité et l’intégrité territoriale de la Libye »

Daesh a profité du conflit syrien, qui a éclaté en 2011 avec des manifestations contre le président Bachar al-Assad, pour s’implanter en Syrie et en Irak. Après une montée en puissance fulgurante en 2014, qui a vu l’organisation extrémiste s’emparer de vastes pans de territoire dans les deux pays, le groupe djihadiste a proclamé un « califat » qui a attiré des milliers de combattants étrangers.

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Mais le groupe a ensuite multiplié les revers et ne contrôle plus que quelques poches de territoires à la frontière irako-syrienne. Face au risque du retour des combattants étrangers, la priorité est de « préserver l’unité, la stabilité et l’intégrité territoriale de la Libye, de maintenir le dialogue et l’accord politique libyen comme seule base pour régler la crise », a affirmé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Libye, riche en pétrole, est en proie au chaos depuis la chute de 2011 du dictateur Mouammar Kadhafi. Des milices rivales se disputent le pouvoir et les djihadistes et trafiquants se sont implantés dans le pays.