Vidéo de Daesh: Le djihadiste qui a menacé Cameron serait Abou Rumaysah

TERRORISME Siddhartha Dhar serait directement visé par l'enquête ouverte par les autorités britanniques après la diffusion de la vidéo dimanche...

20 Minutes avec AFP

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Capture de la vidéo de Daesh qui menace David Cameron
Capture de la vidéo de Daesh qui menace David Cameron — Capture d'écran

Qui se cache derrière l'homme à l'accent anglais de la vidéo d'exécution de Daesh? L'enquête sur l'identité d'un djihadiste qui menace le Royaume Uni dans une vidéo du groupe Etat islamique, où il apparaît masqué, se concentrait mardi sur un Britannique qui a fui en Syrie en 2014 alors qu'il était dans le viseur de la justice.

Citant une source officielle, la BBC affirme que Siddhartha Dhar est directement visé par l'enquête ouverte par les autorités britanniques après la diffusion de la vidéo dimanche.

«Si c'est lui, je vais aller là-bas et je le tuerai moi-même»

Cet enregistrement montre l'exécution de cinq hommes, présentés par un djihadiste s'exprimant en anglais comme étant des «espions» à la solde du gouvernement britannique. «Un grand nombre de personnes pensent» que ce djihadiste est Siddhartha Dhar, aussi connu sous le nom de Abou Rumaysah, indique la source citée par la BBC.

 

A ce stade, les autorités britanniques n'ont donné aucun élément confirmant cette thèse relayée par plusieurs médias britanniques, et un porte-parole de Downing Street s'est contenté de souligner que la vidéo était toujours en cours d'examen. La soeur du suspect, Konika Dhar, n'a pas non plus été en mesure de l'identifier formellement, reconnaissant néanmoins que la voix du djihadiste de la vidéo ressemblait à celle de son frère.

«Si c'est lui, je vais aller là-bas et je le tuerai moi-même», a-t-elle déclaré dans les médias britanniques.

De confession hindoue avant sa conversion à l'islam

Au Royaume-Uni, Siddhartha Dhar, de confession hindoue avant sa conversion à l'islam, dirigeait une affaire de location de châteaux gonflables. En septembre 2014, Dhar, alors âgé de 31 ans, avait été arrêté avec huit autres personnes pour son soutien présumé à l'organisation Al Muhajiroun, également connue sous le nom «Musulmans contre les croisades», interdite en 2011.

La police antiterroriste avait également interpellé à cette époque le prédicateur radical Anjem Choudary, dont le procès doit s'ouvrir la semaine prochaine à Londres. Libéré sous caution, Dhar était parvenu à quitter le Royaume-Uni avec sa famille, et aurait rejoint Paris puis la Syrie, une fuite qui suscitait mardi des interrogations quant à l'aptitude des autorités britanniques à surveiller les aspirants au djihad.