Daesh revendique la décapitation d'un militant syrien en Turquie

TERRORISME Le jeune homme appartenait au groupe anti-EI «Raqa est massacré en silence», qui répertorie les abus des djihadistes...

20 Minutes avec AFP

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Un drapeau du groupe Etat islamique.
Un drapeau du groupe Etat islamique. — Marwan Ibrahim AFP

Leurs corps décapités avaient été retrouvés vendredi dans le sud de la Turquie. Ce dimanche, le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué ces meurtres. Dans une vidéo diffusée sur internet, Daesh affirme avoir décapité un militant syrien antidjihadiste et un ami à lui.

Conspiration avec les « croisés »

Plus précisément, les djihadistes déclarent avoir « massacré » le militant syrien Ibrahim Abdelkader, 20 ans, et son ami Farès Hamadi à Sanliurfa « après qu’ils ont conspiré avec les Croisés [les Occidentaux] contre l’EI ».

Le jeune homme appartenait au groupe anti-EI «Raqa est massacré en silence», qui répertorie les abus de Daesh à Raqa, une ville située dans le nord de la Syrie et considérée comme le fief syrien de l'organisation ultra-radicale depuis la prise de la ville en janvier 2014.

Des militants de ce groupe ont déjà été tués par l'Etat islamique en Syrie, mais c'est la première fois que l'un d'entre eux est tué en dehors des frontières de ce pays ravagé par la guerre civile depuis quatre ans et demi, ajoute Abu Mohammad.

La Turquie est accusée par l'opposition syrienne, des combattants Kurdes voire parfois des pays occidentaux de laisser des membres de l'EI libres de leur mouvement au long de ses 911 km de frontière avec la Syrie. Le 20 juillet, 34 personnes étaient mortes à Suruç dans le sud de la Turquie dans un attentat à la bombe attribué à l'EI, qui ne l'a jamais revendiqué.