VIDEO. Crash d'un avion russe en Egypte: Daesh affirme avoir abattu l'appareil, Moscou dément

TERRORISME Mais Moscou estime que cette revendication «ne peut être considérée comme exacte»...

20 Minutes avec AFP

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Une médecin russe réconforte une proche d'un passager de l'Airbus A321 qui s'est écrasé dans le Sinaï égyptien à l'aéroport de Saint-Pétersbourg, le 31 octobre 2015.
Une médecin russe réconforte une proche d'un passager de l'Airbus A321 qui s'est écrasé dans le Sinaï égyptien à l'aéroport de Saint-Pétersbourg, le 31 octobre 2015. — Dmitry Lovetsky/AP/SIPA

La branche égyptienne du groupe djihadiste Etat islamique (EI, ou Daesh) a affirmé samedi sur Twitter être responsable du crash de l’avion charter russe qui s’est écrasé dans le Sinaï, à l’est de l’Egypte, faisant 224 morts.

« Les soldats du Califat ont réussi à faire tomber un avion russe dans la province du Sinaï transportant plus de 220 croisés qui ont tous été tués », a affirmé le groupe extrémiste dans un communiqué posté sur ses comptes habituels Twitter.

L'hypothèse d'une roquette ou d'un missile peu probable

Même si l’avion s’est écrasé au milieu du nord du Sinaï, un bastion de la branche égyptienne de l’organisation djihadiste, la haute altitude à laquelle le contact a été perdu avec l’avion rend peu probable l’hypothèse qu’il ait pu être touché par une roquette ou un missile, selon les experts.

Plusieurs experts militaires interrogés par l'AFP estiment que les insurgés de l'EI ne disposent pas de missiles capables d'atteindre un avion à 30.000 pieds, mais n'excluent pas la possibilité d'une bombe à bord ou qu'il ait été atteint par une roquette ou un missile alors qu'il redescendait à la suite de défaillances techniques.

Le contact avec le charter de la compagnie russe Kogalymavia, plus connue sous le nom de Metrojet, a été perdu 23 minutes après son décollage à l'aube de l'aéroport de Charm el-Cheikh, au bord de la mer Rouge, alors qu'il volait à une altitude de plus de 30.000 pieds (9.144 mètres) et après que le capitaine de bord s'est plaint d'une défaillance technique des équipements de communication, selon un responsable de l'autorité de contrôle de l'espace aérien en Egypte.

«Représailles» à l'offensive russe en Syrie

Dans son communiqué, l'EI dit agir en représailles aux «dizaines de morts (causés) quotidiennement par les bombardements» des avions russes en Syrie.

Pour l'heure Moscou refuse ce confirmer ce scénario : la revendication par l'EI «ne peut être considérée comme exacte» a rejeté ce samedi après-midi le ministre des Transports Maxime Sokolov, cité par les agences russes.

«Nous nous trouvons en contact étroit avec nos collègues égyptiens et les autorités aériennes de ce pays. A l'heure actuelle, ils ne disposent d'aucune information qui confirmerait de telles insinuations», a-t-il ajouté.

De son côté, une source diplomatique russe, sous couvert d'anonymat, a indiqué à l'AFP qu'il était «déplacé de parler d'une quelconque version tant que les causes de la catastrophe ne sont pas établies».

Depuis la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, les djihadistes ont multiplié les attentats visant les forces de sécurité, notamment dans le nord de la péninsule du Sinaï, où des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans des attaques spectaculaires.

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