Otage de Daesh : L'Egypte tente d’identifier le lieu de détention du Croate

MONDE L’otage est menacé d’exécution…

A.Ch. avec AFP

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Daesh a récemment publié une nouvelle vidéo montrant l’exécution d’un otage. Capture d'écran de la vidéo en ligne.
Daesh a récemment publié une nouvelle vidéo montrant l’exécution d’un otage. Capture d'écran de la vidéo en ligne. — Capture d'écran / 20 Minutes

Les autorités égyptiennes déploient des «efforts intensifs» pour déterminer le lieu de détention de l'otage croate enlevé au Caire par la branche égyptienne de Daesh et menacé d'exécution, ont indiqué vendredi les Affaires étrangères. Cette annonce survient alors que l'inquiétude monte sur le sort du croate Tomislav Salopek, employé d'une entreprise française, à l'expiration d'un ultimatum de l'organisation djihadiste qui a menacé mercredi de l'exécuter dans 48 heures si le gouvernement égyptien ne libérait pas «des femmes musulmanes» emprisonnées.

Son dernier jour en Egypte

Depuis la Croatie, le père de Tomislav Salopek, 31 ans, a supplié les djihadistes égyptiens de laisser la vie sauve à son fils enlevé en juillet. «La seule et unique raison de son séjour dans votre patrie était de gagner de quoi nourrir ses enfants, rien de plus», a dit Zlatko Salopek. La ministre croate des Affaires étrangères, Vesna Pusic, se trouve depuis jeudi au Caire pour suivre cette affaire de près, et a rencontré son homologue égyptien Sameh Choukri. «Nous n'épargnerons aucun effort pour retrouver l'otage et assurer sa sécurité. Nous déployons des efforts intensifs pour déterminer le lieu de sa détention», ont indiqué les Affaires étrangères après la rencontre de Vesna Pusic avec le ministre égyptien. La présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic a prévu de s'entretenir vendredi au téléphone avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. «Nous faisons tout notre possible pour trouver une solution», a-t-elle dit.

Au moment de son enlèvement, Tomislav Salopek travaillait depuis quelques mois pour la société Ardiseis, filiale de la Compagnie Générale de Géophysique (CGG), une entreprise française spécialisée dans l'exploration du sous-sol. Ardiseis a confirmé l'enlèvement de son employé croate, membre d'une équipe d'analyse sismique et père de deux enfants. «C'était son dernier jour de travail pour la société française. Il s'apprêtait à rentrer à la maison le lendemain», a déploré son père.