Des combattants sunnites montent la garde pour protéger les quartier contre Daesh, dans la ville d'al-Baghdadi, à l'ouest de Ramadi, le 16 mai 2015.
Des combattants sunnites montent la garde pour protéger les quartier contre Daesh, dans la ville d'al-Baghdadi, à l'ouest de Ramadi, le 16 mai 2015. — Uncredited/AP/SIPA

TERRORISME

Conférence à Paris: La coalition internationale anti-Daesh en quête d'une stratégie

La réunion doit permettre d'«échanger sur la stratégie de la coalition» qui consiste actuellement à mener des raids et à former des soldats irakiens...

Comment arrêter la progression de Daesh? La stratégie à adopter face aux avancées du groupe Etat islamique en Irak et en Syrie sera au centre d'une réunion mardi à Paris des pays de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, dont les quelque 4.000 raids en dix mois n'ont pas réussi à stopper les djihadistes. La réunion, en présence du Premier ministre irakien Haider al-Abadi, de ministres et de représentants d'organisations internationales, doit selon le ministère français des Affaires étrangères permettre d'«échanger sur la stratégie de la coalition» qui consiste actuellement à mener des raids et à former des soldats irakiens ou des rebelles modérés syriens pour l'action au sol.

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Mais les raids ont peu de prises sur les «camions bombes» de Daesh et les efforts de formation n'ont pas empêché une débâcle de l'armée irakienne à Ramadi.

«Il ne s'agit pas d'une réunion de routine»

Les plans irakiens pour la reconquête de cette ville, tombée aux mains de Daesh, seront au coeur de la réunion de Paris, a affirmé lundi un responsable américain qui a souhaité conserver l'anonymat. «Il ne s'agit pas d'une réunion de routine», a déclaré ce responsable. «Nous venons pour discuter avec le Premier ministre Abadi de son plan pour libérer Ramadi et la province d'Anbar», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre irakien doit expliquer aux membres de la coalition ce que son gouvernement compte entreprendre pour reprendre la ville et la province d'Al-Anbar, et comment les partenaires internationaux peuvent lui venir en aide. Les Irakiens espèrent pouvoir mobiliser les tribus sunnites pour reconquérir la province d'Al-Anbar, mais Bagdad doit également reprendre rapidement le contrôle des milices chiites qui ont pour l'heure assumé l'essentiel des combats pour contenir l'avancée de l'EI.

Washington inquiète par les milices chiites

Ce rôle des milices chiites -soutenues par Téhéran- inquiète Washington. «Il est très important que toutes les forces soient soumises au commandement et au contrôle du gouvernement et du Premier ministre irakien. C'est un des éléments fondamentaux du plan», a souligné le responsable américain.

Ces dernières 24 heures, la coalition a poursuivi les frappes contre les positions djihadistes en Irak, notamment à Al-Anbar, et en Syrie, surtout dans la province de Hassaké (nord-est). Le chef du Parlement irakien Salim al-Joubouri a déclaré que ces raids étaient «importants pour empêcher les djihadistes d'avancer mais ne suffisent pas pour mettre fin aux combats».