Syrie: Les djihadistes de Daesh exécutent 26 civils près de Palmyre

TERRORISME Parmi les victimes, dix personnes ont été décapitées...

20 Minutes avec AFP

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Le site de Palmyre en Syrie, photo prise le 14 mars 2014.
Le site de Palmyre en Syrie, photo prise le 14 mars 2014. — JOSEPH EID / AFP

Les djihadistes de Daesh, qui se vantent d'avoir détruit des sites antiques en Irak, menaçaient jeudi Palmyre, un joyau antique dans le désert syrien inscrit au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'Unesco. Les membres du groupe ont exécuté jeudi 26 civils, dont 10 par décapitation, dans des villages à la lisière de l'antique Palmyre, dans l'est de la Syrie, a indiqué une ONG.

«Les djihadistes de l'EI ont exécuté 26 civils, dont 10 par décapitation, pour collaboration avec le régime» dans des villages où l'armée s'était retirée, tout près de Palmyre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«Palmyre est menacé»

«Palmyre est menacé», a affirmé Rami Abdel Rahmane, le directeur de cette ONG. «La bataille se déroule à 2 km à l'est de la ville après que l'EI se soit emparé de tous les postes de l'armée entre al-Soukhna et Palmyre».

La valeur historique de cette oasis située à environ 240 km au nord-est de Damas est inestimable car elle abrite les ruines monumentales d'une grande cité qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique. Son architecture unit les techniques gréco-romaines aux traditions locales et aux influences de la Perse, selon l'Unesco.

Alarmé, le directeur des Antiquités et des musées syriens (DGAM), Maamoun Abdulkarim, a lancé un appel à l'aide à la communauté internationale.

Les rebelles ont contrôlé la ville de février à septembre 2013

«Il faut qu'elle se mobilise avant et non après les destructions comme ce fut le cas jusqu'à présent. Si l'EI entre à Palmyre, ce sera sa destruction, une catastrophe internationale car vous pouvez cacher des objets mais comment voulez vous protéger l'architecture antique?», a-t-il déclaré.

«Ce sera la répétition de la barbarie et de la sauvagerie qui s'est produite à Nimroud, Hadra et Mossoul», a-t-il averti, faisant référence à des sites antiques visés par les jihadistes ces derniers mois.

Les rebelles ont contrôlé la ville de février à septembre 2013 avant que Palmyre ne soit reprise par l'armée. Durant les combats le temple de Baal avait subi quelques flétrissures en raisons des échanges d'artillerie.