Irak: Mort d'une fillette après le tir de roquettes en provenance de Syrie

Avec Reuters

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Trois à quatre roquettes tirées depuis la Syrie se sont abattues samedi sur une localité irakienne à la frontière entre les deux pays, tuant une petite fille de cinq ans, ont indiqué des autorités et des habitants.

L'incident est le plus grave de ce type depuis le début de la crise en Syrie, il y a bientôt dix-huit mois. Selon des témoins, les roquettes Katioucha sont tombées sur Al Qaïm alors que les rebelles syriens affrontaient des soldats gouvernementaux de l'autre côté de la frontière, sur un aérodrome d'une base militaire près de la ville d'Abou Kamal.

L'Irak, neutre dans le conflit syrien

Un des projectiles a explosé dans une maison d'Al Qaïm, tuant instantanément la petite fille, a relaté son père. Dans un communiqué, le ministère irakien de l'Intérieur, qui fait état d'un total de quatre roquettes tombées sur Al Qaïm, rappelle que l'Irak est neutre dans la crise syrienne mais que ses forces «sont prêtes à répliquer en cas de répétition d'agressions de ce type».

Le conflit syrien est un dossier délicat pour le gouvernement irakien, majoritairement chiite et proche de l'Iran, le principal allié de Bachar al-Assad. Les responsables irakiens redoutent notamment qu'une chute d'Assad n'installe au pouvoir à Damas un régime sunnite radical mais démentent les accusations américaines selon lesquelles ils autoriseraient l'Iran à approvisionner en arme le régime syrien via l'espace aérien irakien.

Le mois dernier, la sécurité a été renforcée le long de la frontière syrienne à la suite d'un échange de tirs, et l'armée irakienne a pris la succession des garde-frontières. L'origine des tirs de roquettes restait confus samedi. Mais un responsable militaire irakien a jugé probable que les projectiles aient été tirés par les insurgés de l'Armée syrienne libre (ASL).