Clint Eastwood explique son numéro de la chaise vide

ETATS-UNIS Il l'a improvisé à la dernière minute et estime avoir «fait le boulot»...

P.B.

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Clint Eastwood, qui soutient Mitt  Romney, parle à la chaise vide d'Obama, le 31 août 2012, lors de la convention républicaine.
Clint Eastwood, qui soutient Mitt  Romney, parle à la chaise vide d'Obama, le 31 août 2012, lors de la convention républicaine. — E.THAYER/REUTERS

Sa performance a laissé beaucoup de monde perplexe et a été largement moquée sur Internet. Vendredi, Clint Eastwood est sorti de son silence dans une interview au journal californien The Carmel Pine Cone. Il a expliqué pourquoi il avait décidé de parler à la chaise vide d'Obama pendant 12 minutes en clôture de la convention républicaine à Tampa, le 30 août dernier.

Il se trouvait en coulisses, un quart d'heure avant sa performance. «Il y avait une chaise, et plusieurs personnes me demandaient si je voulais m'asseoir. Quand j'ai vu ce siège, ça m'a donné une idée: mettons-le sur scène et je parlerai à Monsieur Obama en lui demandant pourquoi il n'a pas tenu les nombreuses promesses qu'il avait faites», explique l'acteur.

«Mission accomplie»

«Je voulais offrir un contraste avec les discours scriptés car je suis un citoyen lambda. Je suis un cinéaste mais j'ai les mêmes sentiments que n'importe qui», poursuit-il. Il raconte que l'équipe de Mitt Romney voulait pré-approuver son discours, comme tous les autres. «Mais je leur ai dit que ce n'était pas possible car je ne savais pas avec précision ce que j'allais dire jusqu'au moment où je l'ai dit.»

L'acteur qui a incarné l'inspecteur «Dirty Harry» à l'écran explique encore qu'il n'a jamais été doué pour donner des discours, même quand il était maire de Carmel.«Ils ont cet acteur fou de 82 ans dans un costume», ironise-t-il. Mais selon lui, sa performance a été «bien reçue» dans la salle. Elle devait durer 5 minutes, «mais c'est dur de mesurer le temps sur scène», justifie-t-il.

Son bilan? «Mission accomplie.» Il estime que les critiques sont «surtout venues des gens de gauche» et qu'il a réussi à faire passer son message: «Que tout le monde à Hollywood n'est pas de gauche, qu'Obama n'a pas tenu toutes ses promesses et que les électeurs sont libres de virer un politique qui ne fait pas du bon boulot».