Syrie: L'Iran veut obtenir un cessez-le-feu

Avec Reuters

— 

L'Iran, qui accueille cette semaine le sommet du Mouvement des non-alignés, va demander à ses hôtes un soutien à son projet de cessez-le-feu en Syrie, a annoncé ce mercredi un haut responsable du ministère des Affaires étrangères.

«La proposition soumise par l'Iran à la réunion des membres du Mouvement des Non-Alignés pour résoudre la question syrienne est de préconiser un cessez-le-feu et la mise en application de discussions de réconciliation nationale», a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdullahian, cité par l'agence officielle de presse Irna.

Un cessez-le-feu de trois mois

Cette idée de cessez-le-feu, qui durerait trois mois, a été présentée aux ministres des Affaires étrangères présents à Téhéran pour préparer le sommet de jeudi et vendredi, a-t-il précisé. Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont le nouveau président égyptien Mohamed Morsi, sont attendus à Téhéran.

Mais le Mouvement des non-alignés ne présente pas de front uni sur la question syrienne, comme l'a montré le vote début août à l'Assemblée générale des Nations unies d'un texte condamnant le recours à la violence par le gouvernement syrien. Quelque 70 des 120 pays non-alignés ont voté en faveur du texte, huit seulement ont voté comme la Syrie, l'Iran, la Chine et la Russie.

Ban Ki-moon soutient le rôle de l'Iran

Depuis le début de la crise syrienne, en mars 2011, la République islamique chiite soutient le régime de Bachar al-Assad, de confession alaouite, une branche du chiisme. Téhéran, qui considère que la Syrie d'Assad, tout comme l'Iran, fait partie d'un «axe de résistance» contre Israël, les Etats-Unis et leurs alliés sunnites au Moyen-Orient, demande à être impliqué dans les efforts internationaux visant à mettre un terme au bain de sang en Syrie.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré ce mercredi à son arrivée à Téhéran que l'Iran avait un rôle important à jouer dans les questions régionales, en particulier pour ce qui est de la Syrie. Le diplomate sud-coréen devait être reçu plus tard dans la journée par le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, et par l'ayatollah Ali Khameneï, le Guide suprême de la révolution.