Des soldats américains projetaient d'assassiner Barack Obama

ÉTAT-UNIS errière le meurtre de deux personnes se cachait un véritable complot...

M.Gr.

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Barack Obama lors d'un meeting à l'université Colorado State, le 28 août 2012
Barack Obama lors d'un meeting à l'université Colorado State, le 28 août 2012 — Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA

La menace venait de l’intérieur. Quatre soldats américains auraient en effet projeté de renverser le gouvernement et d’assassiner le président des États-Unis, rapporte Associated Press.

Le procureur de l’Etat de Géorgie et les autorités fédérales parlent en effet d’un probable complot, mené par une milice anarchiste. La troupe, baptisée F.E.A.R. (Forever Enduring Always Ready) et composée de soldats de l’armée américaine basés dans le Sud-Est de la Géorgie, avait même investi plus de 87.000 dollars dans l’achat de nombreux fusils d’assaut semi-automatiques et d’explosifs, détaille CNN.

Meurtre d’un ancien soldat

C’est le meurtre d’un de leur ancien camarade et de sa petite amie, qui aurait permis aux autorités de lever le voile sur ce projet. L’un d’eux a en effet plaidé coupable d’homicide involontaire, lundi 27 août, dans cette affaire d’assassinat. Il aurait alors promis de collaborer pour faire tomber ses trois complices.

L’homme a en effet reconnu avoir participé, le 4 décembre, au meurtre de l’ancien soldat Mickael Roark et sa petite amie, car ils étaient au courant de ce que complotait la milice. Le groupe projetait de bombarder la fontaine Forsyth Park à Savannah, ainsi que qu’un barrage dans l’Etat de Washington. Il voulait également  empoisonner la récolte de pommes de l’Etat avant de réaliser leur objectif final: renverser le gouvernement et assassiner le président Barack Obama.

L’argent de l’assurance

Parmi les suspects, qui devront comparaître le 30 août devant la justice -pour répondre entre autres d’assassinat- figure le fondateur de cette milice: Isaac Aguigui. Ce dernier aurait investi les 500.000 dollars de l’assurance vie et des fonds reçus après la mort de sa femme enceinte, il y a un an. Une mort pour laquelle il n’a pas été inculpé, mais que le procureur juge très «suspecte».

Le père du fondateur de cette milice, qui a lui-même servi 20 ans dans l’armée, a expliqué à la presse américaine ne pas comprendre quel était le but recherché par son fils, ni savoir d’où cette idée pouvait lui venir.

Le 23 août, un homme avait déjà été inculpé par la justice américaine, pour avoir menacé de mort le président américain.