Le groupe minier Lonmin a indiqué dimanche espérer que davantage d'employés reprennent le travail lundi dans sa mine de platine de Marikana, au nord de l'Afrique du Sud, alors que les pourparlers se poursuivent pour trouver une solution durable au conflit, qui a fait 44 morts.
Le groupe minier Lonmin a indiqué dimanche espérer que davantage d'employés reprennent le travail lundi dans sa mine de platine de Marikana, au nord de l'Afrique du Sud, alors que les pourparlers se poursuivent pour trouver une solution durable au conflit, qui a fait 44 morts. — afp.com

Monde

Afrique du Sud: Lonmin espère davantage de travailleurs présents lundi à Marikana

Le groupe minier Lonmin a indiqué dimanche espérer que davantage d'employés reprennent le travail lundi dans sa mine de platine de Marikana, au nord de l'Afrique du Sud, alors que les pourparlers se poursuivent pour trouver une solution durable au conflit, qui a fait 44 morts.

Des chefs religieux ont annoncé de nouvelles négociations lundi entre les employés et Lonmin. Les négociations entre les deux syndicats rivaux -le puissant syndicat national des mineurs (NUM) et l'AMCU, un petit syndicat qui gagne du terrain-, où le gouvernement joue le rôle de médiateur, devraient reprendre mercredi. Tous les  syndicats, dont l'AMCU, se sont mis d'accord pour trouver un accord de paix, a déclaré le responsable du NUM chargé de la santé et la sécurité, Eric Gcilitshana.

La semaine de deuil national en mémoire des personnes tuées à la mine annoncée par le président sud-africain Jacob Zuma a pris fin dimanche. Le président Zuma a remercié le pays d'avoir répondu «avec dignité, calme et courage malgré la douleur, la consternation et la déception» de la tuerie de Marikana. «La tragédie doit nous obliger à s'unir pour trouver une solution à la violence dans toutes ses formes dans notre société», a-t-il déclaré ce dimanche dans un communiqué.

Procédures de sécurité

Une partie des mineurs avaient repris le travail samedi, avait indiqué Lonmin. Cependant, la production n'avait pas repris dans la mine car la direction attend d'avoir «un nombre suffisant» de travailleurs pour remettre en route les puits en respectant les procédures de sécurité. Les mineurs demandent que leurs salaires soient triplés à 12.500 rand (1.500 dollars, 1.200 euros), contre actuellement 4.000 rand, selon eux.

Quand cette augmentation sera garantie «peut-être que nous retournerons mardi» au travail, a déclaré Kunsene Msindiseni, un représentant des employés dans les négociations où l'église joue le rôle de médiateur. Par ailleurs, les 260 travailleurs arrêtés après l'intervention de la police à Lonmin devraient comparaître lundi devant la justice, dont certains pour meurtre.

La semaine dernière, la première audience avait été ralentie par les besoins de la traduction de l'anglais vers les différentes langues des prévenus, tswana, sotho, xhosa, et même le shona, langue principale du Zimbabwe, et le shangaan, parlé au Mozambique, témoignant de la présence de travailleurs immigrés sur le site de Marikana.

Environ 3.000 foreurs avaient lancé le 10 août une grève sauvage, qui a dégénéré en affrontements avec les non-grévistes. Dix personnes, dont deux policiers, ont été tués dans ces affrontements, conduisant à la fusillade du 16 août où 34 mineurs ont été tués.