Monde

Le Conseil de sécurité invité à agir pour les déplacés syriens

Plusieurs organisations humanitaires et personnalités politiques ont exhorté ce mardi le Conseil de sécurité de l'ONU à faire le nécessaire pour qu'une aide parvienne aux Syriens dans le besoin et pour qu'ils ne restent pas «otages» de sa paralysie.

La Chine et la Russie ont fait usage de leur droit de veto à trois reprises pour s'opposer à des projets de résolutions menaçant Damas de sanctions faute d'un arrêt de la répression du soulèvement populaire. «Plus d'un million et demi de personnes sont désormais déplacées, arrachées à leurs foyers, en Syrie. La plupart ont un besoin urgent d'aide humanitaire. Nous vous prions de ne pas laisser des milliers de déplacés syriens être les otages de l'impasse politique», peut-on lire dans une lettre adressée aux ambassadeurs des Etats membres du Conseil de sécurité.

«Nous pensons qu'il est crucial de parvenir à un accord avec les autorités syriennes pour obtenir un accès humanitaire (...) et pour que des fonds soient débloqués afin de répondre aux besoins sur le terrain», ajoutent les signataires.

Personnalités politiques du monde entier

Parmi eux figurent cinq membres des Anciens, organisme de promotion de la paix qui regroupe des personnalités politiques du monde entier, ainsi que les ONG Save the Children, Refugees International et le Conseil norvégien pour les réfugiés.

Les personnalités en question sont les ex-Premiers ministres irlandais et norvégien Mary Robinson et Gro Harlem Bruntland, l'ancien président brésilien Fernando Henrique Cardoso, l'ancienne ministre mozambicaine de l'Education Graça Machel et Ela Bhatt, fondatrice de l'Association indienne des femmes travaillant pour leur compte (Self-Employed Women's Association).