Attentat déjoué contre Poutine: l'Ukraine suspend l'extradition d'un suspect

avec AFP

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Russian President Vladimir Putin speaks at an awards ceremony for Russia's Olympians in Moscow's Kremlin in Moscow's Kremlin on August 15, 2012. AFP PHOTO / POOL / MAXIM SHEMETOV
Russian President Vladimir Putin speaks at an awards ceremony for Russia's Olympians in Moscow's Kremlin in Moscow's Kremlin on August 15, 2012. AFP PHOTO / POOL / MAXIM SHEMETOV — Maxim Shemetov afp.com

L'Ukraine a annoncé mardi avoir suspendu la procédure d'extradition vers la Russie d'un homme soupçonné d'un projet d'attentat contre le président russe Vladimir Poutine après le dépôt d'une plainte à la Cour européenne des droits de l'Homme.

«L'Ukraine a suspendu la procédure d'extradition d'Adam Osmaev», a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères Olexandre Dikousarov, précisant que le Russe avait déposé une plainte à la CEDH contre son extradition, qui a été jugée recevable par l'institution.

De plus, Adam Osmaev, dont l'extradition avait été approuvée par un tribunal d'Odessa (sud de l'Ukraine) le 14 août, a demandé l'asile en Ukraine, ce qui selon le droit international rend impossible son extradition avant que cette demande ne soit examinée, a déclaré Olexandra Makovska, porte-parole de la représentation du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) en Ukraine.

Demande d'asile politique

Plus tard dans la journée, la compagne d'Osmaev, Amina Okoueva, a affirmé que l'Ukraine avait rejeté cette demande d'asile. Le service ukrainien des migrations a jugé cette demande irrecevable et cette décision a été confirmée lundi par la cour d'appel ukrainienne, a-t-elle indiqué à l'agence Interfax.

Après ce refus, Adam Osmaev a remis une demande d'«asile politique» à la Géorgie, a ajouté Amina Okoueva. Interrogé par l'AFP, le service ukrainien des migrations s'est refusé à tout commentaire arguant de la confidentialité des informations.

Moscou a affirmé en février que les services secrets russes et ukrainiens avaient déjoué un attentat d'islamistes tchétchènes contre Vladimir Poutine, à moins d'une semaine de l'élection présidentielle du 4 mars qu'il a remportée.

Le complot avait été découvert en Ukraine. La télévision russe avait affirmé que les deux suspects arrêtés à Odessa, dont Adam Osmaev, étaient liés au chef de la rébellion islamiste du Caucase russe et «ennemi numéro un» du Kremlin, Dokou Oumarov.