Israël chiffre le coût d'une attaque contre l'Iran

Reuters

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Attaquer l'Iran pourrait coûter 167 milliards de shekels (près de 34 milliards d'euros) à l'économie israélienne, selon les projections de la société d'information d'entreprise BDI-Coface. Les conséquences économiques directes se porteraient à 47 milliards de shekels (un peu plus de neuf milliards d'euros), estime BDI-Coface, ce qui représenterait 5,4% du produit intérieur brut (PIB) du pays en 2011.

Les conséquences indirectes se chiffreraient à 24 milliards de shekels (cinq milliards d'euros) par an sur trois à cinq ans étant donné l'effondrement auquel ferait face le secteur privé.

Le cabinet BDI-Coface s'appuie par ailleurs, pour sa projection, sur les conséquences économiques des trente-deux jours de guerre avec le Liban en 2006, dont les répercussions avaient coûté 0,5% au PIB israélien, et les coûts directs 1,3%. «Dans l'hypothèse d'une guerre de même ampleur, de même durée et avec les mêmes dégâts, on peut s'attendre à un coût de 16 milliards de shekels (trois milliards d'euros)», écrit-il.

Risque de crise économique

La guerre avec le Liban s'était déroulée principalement dans le nord d'Israël, qui représente 20% de la production du pays. «On peut raisonnablement penser qu'en cas de guerre, le centre du pays, qui génère 70% de l'activité économique, serait également touché», explique le BDI, qui rappelle que le PIB d'Israël était de 870 milliards de shekels en 2011.

Le gouverneur de la Banque centrale israélienne avait averti il y a dix jours qu'en cas de guerre avec l'Iran le pays serait plongé dans une crise économique. Plusieurs dirigeants israéliens ont suggéré que le pays pourrait attaquer les installations nucléaires iraniennes. Israël, seule puissance possédant, croit-on, l'arme atomique au Proche-Orient, considère le programme nucléaire iranien comme une menace, s'appuyant sur les déclarations de dirigeants de la République islamique menaçant de destruction l'État juif.