Mine de Marikana: Lonmin craint de nouvelles violences en cas de licenciements

Avec Reuters

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L'exploitant de la mine de platine sud-africaine de Marikana, théâtre d'une fusillade qui a coûté la vie à 34 mineurs tués par la police la semaine dernière, a estimé ce mardi que le licenciement de mineurs grévistes était susceptible d'entraîner une nouvelle vague de violence.

Trente-quatre des 3.000 ouvriers grévistes ont trouvé la mort jeudi dernier lorsque la police a fait usage d'armes automatiques contre des mineurs armés de machettes, de lances et de pistolets. La direction de Lonmin, troisième producteur de platine au monde avec 12% de la production mondiale, avait prévenu ce week-end que les mineurs grévistes qui ne se présenteraient pas lundi seraient licenciés. Selon l'entreprise, qui a prolongé de 24 heures l'ultimatum, 30% des 28.000 mineurs se sont rendus au travail lundi.

«Cela n'aidera personne si Lonmin décide de licencier un grand nombre de personnes pour ne pas être venues travailler aujourd'hui», a estimé Mark Munroe, le vice-président de Lonmin chargé des opérations minières, au micro d'une radio locale. «Cela aura un coût significatif en termes de violence, en termes de rétablissement de la confiance», a-t-il ajouté. «Nous n'allons pas tenter de licencier de manière active mais il y a des conséquences pour ceux qui ne viennent pas travailler», a-t-il encore insisté.