L'Irak dément aider l'Iran à échapper aux sanctions occidentales

Reuters

— 

L'Irak a affirmé lundi que ses liens financiers et commerciaux avec l'Iran respectaient la loi internationale, et a démenti une information du New York Times selon laquelle Bagdad aidait Téhéran à contourner les sanctions économiques imposées par l'Occident en raison de son programme nucléaire controversé. Selon le quotidien américain, certains responsables du gouvernement irakien ferment les yeux sur le commerce avec l'Iran, tandis que d'autres, dont certains sont en lien étroit avec le Premier ministre Nouri al Maliki, tirent directement profit de ces activités.

«L'Irak n'est impliqué dans aucune pratique qui viole la loi internationale», a déclaré Ali al Moussaoui, le conseiller en communication du Premier ministre. «L'Irak est autorisé à faire du commerce avec l'Iran, comme bien d'autres pays.»
Washington s'est plaint auprès de responsables irakiens des liens financiers et logistiques qui unissent Bagdad et Téhéran, selon le New York Times, qui cite des sources au sein de l'administration Obama, des responsables américains et irakiens, ainsi que des experts bancaires et pétroliers.

Le gouvernement américain a promulgué en décembre une loi sanctionnant les institutions financières travaillant avec la banque centrale iranienne, par qui passent la plupart des revenus du pays liés au pétrole. L'Union européenne a également adopté des sanctions liées aux pétroliers iraniens.