La police russe recherche d'autres membres de Pussy Riot

Reuters

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La police russe a dit ce lundi être à la recherche d'autres membres de Pussy Riot, maintenant la pression sur le groupe punk malgré le tollé international qu'a provoqué la condamnation à deux ans de prison de trois jeunes femmes qui avaient chanté un simulacre de prière hostile à Vladimir Poutine dans une cathédrale.

Une porte-parole de la police a indiqué que d'autres membres étaient recherchés, mais qu'ils n'avaient pas pu être identifiés. Elle n'a pas précisé le nombre de personnes concernées, ni si elles risquaient une arrestation ou des poursuites.

Plus de dix membres encore en liberté

Les trois jeunes femmes condamnées vendredi à deux ans de prison avaient pénétré le 21 février dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou pour y interpréter, vêtues de cagoules colorées et de jupes courtes, une «prière punk», chantant: «Vierge Marie, chasse Poutine, chasse Poutine, chasse Poutine!» et dansant sur l'autel de la cathédrale.

Mais elles étaient accompagnées de deux autres femmes. Selon l'un des avocats du groupe, Mark Feiguine, la police connaît leurs identités et possède des bandes de vidéosurveillance attestant de leur présence dans l'église, mais elle veut mettre la pression sur l'ensemble des Pussy Riot, qui compte plus de dix membres encore en liberté.

«Si vous mettez des personnes non-identifiées sur la liste, alors vous pouvez arrêter quiconque porte une cagoule», analyse-t-il. Le groupe a dévoilé une nouvelle chanson vendredi: «Poutine allume le feu de la révolution».

Piotr Verzilov, le mari d'une des trois condamnées, Nadejda Tolokonnikova, estime que les recherches policières font partie d'une entreprise globale de répression de l'opposition menée par le Kremlin et assure que les membres de Pussy Riot veulent une «vie normale». «Poutine aime le goût de la répression», estime-t-il.