Afrique du Sud: Les affrontements à la mine de Marikana ont fait plus de 30 morts

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Plus de 30 personnes ont été tuées dans les affrontements jeudi entre grévistes et policiers à la mine de platine Lonmin de Marikana (nord-ouest de l'Afrique du Sud), a annoncé vendredi le ministre de la Police Nathi Mthethwa.
Plus de 30 personnes ont été tuées dans les affrontements jeudi entre grévistes et policiers à la mine de platine Lonmin de Marikana (nord-ouest de l'Afrique du Sud), a annoncé vendredi le ministre de la Police Nathi Mthethwa. — Stephane de Sakutin afp.com

Plus de 30 personnes ont été tuées dans les affrontements jeudi entre grévistes et policiers à la mine de platine Lonmin de Marikana (nord-ouest de l'Afrique du Sud), a annoncé vendredi le ministre de la Police Nathi Mthethwa.

Un précédent bilan donné par les services de secours régionaux faisait état de 25 tués. Interrogé sur une radio, le ministre a ajouté: «De nombreuses personnes ont été blessées et le nombre (de morts) continue d'augmenter».

Ces décès s'ajoutent aux dix survenus dans les violences entre syndicats survenues depuis dimanche sur ce site minier, où plusieurs centaines de grévistes réclamaient d'importantes augmentations de salaires.

La police a ouvert le feu jeudi après-midi sur un groupe de mineurs armés de machettes, de gourdins et de barres de fer, qui refusaient de se disperser après avoir rejeté un ultimatum de la direction de la mine, qui leur intimait l'ordre de reprendre le travail sous peine de licenciement.

Le ministre a déploré cette explosion de violence, rappelant que les forces de l'ordre avaient négocié pendant trois jours avec les grévistes.

«Ceci ne devait pas arriver, a-t-il dit, nous avons toujours insisté sur le fait que nous avons des lois dans ce pays, qui permettent aux gens de faire grève, de se rassembler pour manifester, et nous pensons que les gens ne doivent pas ignorer ces piliers de notre système (...) c'est une situation terrible pour tout le monde».

Peu avant, le porte-parole de la police Dennis Adriao avait affirmé que les forces de l'ordre n'avaient pas eu le choix. «La police a été attaquée lâchement par le groupe, qui a fait usage d'armes variées, dont des armes à feu», a-t-il affirmé jeudi matin.

«Les policiers, pour protéger leur vie et en situation de légitime défense, ont été obligés de répondre par la force», avait-il ajouté.