Collision d'un destroyer américain avec un pétrolier près du détroit d'Ormuz

avec AFP

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Un destroyer lance-missiles américain est entré en collision dimanche avec un pétrolier japonais près du détroit d'Ormuz, a annoncé la Vème Flotte américaine, basée à Bahreïn, sans faire état de victime.
Un destroyer lance-missiles américain est entré en collision dimanche avec un pétrolier japonais près du détroit d'Ormuz, a annoncé la Vème Flotte américaine, basée à Bahreïn, sans faire état de victime. — Joe Raedle afp.com

Un destroyer lance-missiles américain est entré en collision dimanche avec un pétrolier japonais près du détroit d'Ormuz, a annoncé la Ve Flotte américaine basée à Bahreïn, sans faire état de victime.

La collision accidentelle est intervenue vers 1h du matin (minuit heure française) entre le USS Porter, «qui mène des opérations de sécurité maritime» dans le Golfe, et le pétrolier dont le propriétaire est japonais, battant pavillon panaméen, a-t-elle précisé dans un communiqué.

«Personne n'a été blessé lors de la collision, qui s'est produite près du détroit d'Ormuz», un passage stratégique par lequel transitent plus du tiers des exportations mondiales de pétrole par voie maritime, selon le texte.

Le pétrolier est toujours opérationnel et les dégâts infligés au destroyer sont en train d'être évalués, a-t-on ajouté de même source.

La marine américaine a renforcé sa présence ces derniers mois dans le Golfe, pour faire face à une éventuelle crise avec l'Iran, où les Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime islamique, disposent de très nombreuses petites embarcations rapides dotées de lance-missiles.

Des responsables politiques ou militaires iraniens avaient évoqué ces derniers mois une fermeture du détroit d'Ormuz si l'Iran était attaqué par Israël ou par les Etats-Unis, ou si ses exportations pétrolières étaient touchées par l'embargo occidental mis en place pour obliger Téhéran à mettre fin à ses activités nucléaires sensibles.

Mais l'Iran avait nuancé début juillet ses menaces, soulignant qu'il agissait «rationnellement» et ne prendrait une telle décision qu'en dernier ressort, si ses intérêts vitaux étaient en jeu.