Syrie: Un avion français transportant du matériel a décollé ce samedi

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Près de 100 tonnes d'aide envoyées par la France sont arrivées samedi en Jordanie, où elles doivent être acheminées vers les dizaines de milliers de réfugiés syriens ayant fui les violences dans leur pays.
Près de 100 tonnes d'aide envoyées par la France sont arrivées samedi en Jordanie, où elles doivent être acheminées vers les dizaines de milliers de réfugiés syriens ayant fui les violences dans leur pays. — Christophe Patenaire afp.com

Un avion cargo Antonov 124 transportant du matériel destiné à la mise en place d'un groupement médico-chirurgical français à la frontière jordano-syrienne a décollé ce samedi de la base aérienne d'Istres (Bouches-du-Rhône), et sera suivi par un autre avion dimanche matin, a indiqué l'Etat-major des armées.

L'appareil de transport militaire qui quittera Istres au cours de la matinée de dimanche, un C-130 Hercules, doit permettre la «montée en puissance du camp», a indiqué à l'AFP le capitaine de frégate Bertrand Bonneau, adjoint au porte-parole de l'Etat-major des armées.

Près de 100 tonnes de médicaments et d'équipement

L'avion qui a décollé samedi peu avant midi contenait un chargement de près de 100 tonnes de médicaments et d'équipement, qui viennent compléter les 20 tonnes de matériel médical envoyées jeudi dans un Airbus A310. Ce chargement doit "rendre opérationnel" l'hôpital installé dans un camp de réfugiés syriens à la frontière jordano-syrienne, selon le capitaine Bonneau.

L'avion s'est posé vendredi soir à Istres où il a été chargé samedi matin avant de décoller pour Amman, une destination qu'il devait atteindre en fin de journée. Les équipements doivent ensuite être transférés dans des véhicules afin d'être acheminés au camp de Zaatari à Mafraq, près de la frontière syrienne, où l'installation commencera à partir de dimanche, selon la même source.

Opération «Tamour»

Le déploiement d'un groupement médico-chirurgical militaire à la frontière jordano-syrienne pour venir en aide aux réfugiés a été décidé lundi par le président François Hollande. Cette opération de déploiement baptisée «Tamour» (datte en arabe) doit permettre de rendre opérationnelle une structure légère composée d'un module médical, avec un médecin généraliste, un infirmier et deux aides-soignants, et d'un module chirurgical avec un chirurgien viscéral, un chirurgien orthopédique, un anesthésiste, deux infirmiers anesthésistes, un infirmier de bloc opératoire, quatre infirmiers de soins généraux, cinq aides-soignants et un personnel administratif.

Un manipulateur radio, un vétérinaire et un épidémiologiste font également partie du groupement. Selon le type de pathologie, le groupement devrait pouvoir effectuer six à dix opérations par jour et hospitaliser 15 à 20 patients quotidiennement.