La France peine à aider ses ressortissants

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Une aide aux départs, pas une évacuation. Samedi, le gouvernement français a décidé la mise en place de «moyens maritimes et aériens, civils et militaires
» pour évacuer les Français qui le souhaitent vers Chypre, la Syrie ou la Jordanie. Et ils sont nombreux
au Liban, près de 20 000, résidents et touristes, selon le ministère des Affaires étrangères. Combien partiront ? Pour l’instant, aucun chiffre ne circule. Mais, à la cellule de crise de l’ambassade de France à
Beyrouth, on se dit « surchargé d’appels»et «très mal
organisé » : « C’est l’enfer. Des mères de famille nous téléphonent du sud du Liban pour être évacuées.Or, toutes les routes entre Beyrouth et le sud ayant été bombardées, il nous est impossible d’aller
les chercher », témoigne un employé de l’ambassade. Idem pour le ferry censé assurer les liaisons entre
Chypre et le Liban à partir d’aujourd’hui. « Il devait
appareiller hier soir à Djouniyeh. Mais le port a été bombardé avant-hier. Donc on ne sait pas comment ça va se passer. » Au Quai d’Orsay, on disait hier envisager différents scénarios pour procéder
effectivement aux premiers embarquements aujourd’hui. Avec en priorité : les urgences sanitaires, les femmes enceintes, les mineurs non accompagnés et les touristes.

Marine Hardoui
Cellule de crise : 0 800 174 174.