Syrie: Le chef du CNS prêt à négocier avec Damas si Assad s'en va

Reuters

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Le président du Conseil national syrien (CNS), Abdelbasset Sieda, se dit prêt à négocier avec des responsables du gouvernement syrien qui n'auraient pas «de sang sur les mains», une fois que le président Bachar al Assad et ses proches auraient quitté le pouvoir.

Interrogé par le journal panarabe à capitaux saoudiens Achark al Aoussat, le chef du CNS juge également que la démission de l'émissaire Kofi Annan pourrait ouvrir la voie à une nouvelle initiative pour résoudre la crise syrienne.

«En ce qui nous concerne, les autorités ont perdu leur crédibilité et leur légitimité et nous l'avons dit sans détour à Moscou: que le dialogue avec ce régime n'est plus possible», déclare Abdelbasset Sieda. «Bachar et sa bande doivent partir. Ce n'est qu'ensuite que nous entreprendrons des démarches pour négocier avec les autres responsables qui n'ont pas de sang syrien sur les mains et ne sont pas impliqués dans les grandes affaires de corruption.»

Le président du groupe d'opposition, qui est kurde, s'inquiète par ailleurs de l'apparition d'une présence armée dans les zones à peuplement kurde de la Syrie, dans le nord du pays, jusqu'ici épargnées par les violences.

«Bien sûr, cette présence armée, en particulier dans les zones kurdes, soulève plus d'une question, car ces secteurs n'ont pas connu de troubles ou d'accrochages», dit-il.

La Turquie a manifesté ces derniers jours sa préoccupation face à l'influence croissante du Parti de l'Union démocratique (PYD) dans les zones kurdes de Syrie, le PYD étant jugé proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) que combat Ankara depuis 1984.