Québec: Les élections provinciales attendues le 4 septembre

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Le Premier ministre québécois Jean Charest devrait demander la dissolution du parlement provincial et déclencher ainsi des élections qui se tiendraient le mardi 4 septembre, a rapporté mardi Radio-Canada citant des sources gouvernementales.
Le Premier ministre québécois Jean Charest devrait demander la dissolution du parlement provincial et déclencher ainsi des élections qui se tiendraient le mardi 4 septembre, a rapporté mardi Radio-Canada citant des sources gouvernementales. — Rogerio Barbosa afp.com

Le Premier ministre québécois Jean Charest devrait demander la dissolution du parlement provincial et déclencher ainsi des élections qui se tiendraient le mardi 4 septembre, a rapporté mardi Radio-Canada citant des sources gouvernementales.

Cette décision était considérée comme quasiment acquise depuis plusieurs jours, même si le chef du gouvernement libéral se refusait obstinément à la moindre confirmation. Radio-Canada en a trouvé une, Jean Charest ayant demandé au lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne, s'il serait bien à son bureau ce mercredi matin pour recevoir sa requête.

Une décision immédiatement critiquée

La dirigeante de la principale formation d'opposition, le Parti Québécois (PQ, indépendantiste), Pauline Marois, a immédiatement critiqué la décision de Jean Charest de faire démarrer la campagne électorale en plein été, quand les citoyens «sont moins à l'écoute de ce qui se passe sur la scène publique» et l'a accusé de vouloir «faire oublier son bilan». Jean Charest a annoncé sa candidature aux législatives dans sa circonscription de Sherbrooke, devant les médias et quelque 900 militants libéraux.

«Il ne faisait aucun doute que je me présenterais à Sherbrooke. C'est ici que j'ai grandi», a-t-il déclaré avant de rappeler l'importance d'obtenir un gouvernement majoritaire pour mener à bien les projets du Parti libéral, dont il est le leader.  A la suite de cette annonce, une manifestation contre les mesures du Premier ministre québécois en matière d'éducation et d'environnement devait avoir lieu dans la soirée à Sherbrooke.

«Venons lui montrer que nous nous opposons à ses politiques dangereuses pour la société et pour l'environnement», précisait l'invitation sur le réseau social Facebook, lancée par un mouvement opposé à la hausse des frais de scolarité. Les libéraux et les indépendantistes sont pratiquement au coude à coude dans les sondages à la veille de ce scrutin qui pourrait ramener le Parti Québécois au pouvoir et qui se déroulera sur fond du conflit étudiant au sujet des droits de scolarité.