Une rue ravagée par les combats dans le quartier de Qaboun, à Damas, le 22 juillet 2012.
Une rue ravagée par les combats dans le quartier de Qaboun, à Damas, le 22 juillet 2012. — REUTERS/Shaam News Network/Handout

Monde

EN DIRECT. Syrie: Damas affirme qu'il n'utilisera pas d'armes chimiques contre les civils

Ce live est maintenant terminé, merci de l'avoir suivi. Vous trouverez ici le résumé des évènements de la journée.
17h08: Vladimir Poutine préconise le compromis dans la crise syrienne
Le président russe Vladimir Poutine a estimé que la crise syrienne devait être résolue par des négociations et non par les armes. Une chute du gouvernement du président Bachar al-Assad risquerait de perpétuer une guerre civile où les rôles s'inverseraient, a-t-il ajouté.
Vladimir Poutine, qui venait de s'entretenir avec le Premier ministre italien Mario Monti, a pris comme exemple de compromis international l'adoption unanime, la semaine dernière, par le Conseil de sécurité des Nations unies d'une prolongation de 30 jours de la Mission des observateurs de l'ONU en Syrie (Misnus). Le président russe n'a cependant pas signalé un changement d'attitude de Moscou, qui s'oppose à des sanctions internationales contre Damas et à une intervention militaire. Mario Monti a encouragé de son côté la Russie à travailler avec les Occidentaux pour mettre fin à la crise.

16h57: La menace de Damas sur les armes chimiques est intolérable, selon William Hague
«C'est caractéristique de l'illusion totale qui berce ce régime, qui pense être victime d'une agression extérieure», a dit à la presse le e chef de la diplomatie britannique William Hague lors d'une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Bruxelles. «Ce qui se passe en fait c'est que son propre peuple se soulève contre un Etat policier brutal (...) et il est de toute façon inacceptable (de la part des autorités syriennes) de dire qu'elles pourraient utiliser des armes chimiques pour quelque raison que ce soit.»

16h20: L'Irak ouvre ses frontières aux réfugiés syriens
Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki a donné instruction aux autorités frontalières d'autoriser l'entrée des réfugiés syriens. «L'ordre est arrivé il y a une demi-heure», a déclaré le général Issam Yassim au point de passage d'Al Walid, à 560 km à l'ouest de Bagdad. L'officier a précisé que l'ordre s'appliquait à tous les postes-frontières irakiens avec la Syrie.

14h40: L'Italie sans nouvelles de deux de ses ressortissants
Les deux hommes, qui travaillent pour un sous-traitant du groupe énergétique italien Ansaldo, «ont été arrêtés vendredi par les autorités locales sur la route entre Damas et l'aéroport alors qu'ils devaient quitter le pays», a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Comme l'Italie n'a plus d'ambassade à Damas, «on travaille avec l'ambassade de Beyrouth pour les faire venir en Italie le plus vite possible», a-t-il précisé, même si il es dificile de travailler «dans le contexte actuel que connaît la Syrie».
Selon le quotidien de Gênes, Il Secolo XIX, les deux hommes travaillaient sur la construction d'une centrale électrique à Deir Ali pour le compte de la société nationale électrique syrienne.

14h10: L'Union européenne double son aide humanitaire aux réfugiés syriens
Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont promis d'offrir de «l'aide supplémentaire, y compris financière, pour aider les pays voisins, notamment le Liban et la Jordanie, à accueillir le nombre croissant de réfugiés».
La Commission européenne a annoncé avoir doublé son aide d'urgence aux réfugiés, portant à 63 millions d'euros son assistance à la population en Syrie ou réfugiée dans les pays voisins. Selon la Commission, les Etats membres de l'UE ont pour leur part débloqué à ce jour quelque 27,5 millions d'euros d'aide humanitaire.
L'ONU estime à au moins 120.000 le nombre de réfugiés syriens en Jordanie, au Liban, en Turquie ou en Irak. Et en Syrie même, le CICR et le Croissant-Rouge arabe syrien sont déjà venus en aide à plus de 600.000 personnes.

13h50: Le président libanais proteste contre les violations syriennes de son territoire
«Le président de la République Michel Sleimane a exprimé son mécontentement à l'égard de l'incident du franchissement de la frontière, l'explosion d'une maison dans la région du Qaa, et la chute d'obus à plusieurs reprises sur des villages frontaliers, notamment à la frontière nord», indique un communiqué de la présidence libanaise.
C'est la première fois que Beyrouth proteste officiellement auprès de Damas, ancienne puissance de tutelle pendant 30 ans au Liban, depuis le retrait des troupes syriennes du petit pays en 2005. Les accrochages, parfois meurtriers, et les tirs d'obus quasi-quotidiens à partir de la Syrie sur le territoire libanais se sont multipliés au cours des dernières semaines à la frontière nord et est du Liban.
Michel Sleimane a «demandé au ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour de remettre à l'ambassadeur de Syrie au Liban Ali Abdel Karim Ali une lettre de protestation à l'adresse des autorités syriennes à ce sujet». «Il a également demandé au commandement de l'armée et aux autorités concernées de coordonner (...) dans le but d'empêcher la répétition de telles violations de manière définitive».


12h24: La Turquie rappelle son consul à Alep
Les autorités turques ont décidé de rappeler le consul de Turquie à Alep, après les affrontements entre rebelles et pro-Assad dans la grande ville du nord de la Syrie ce week-end. Adnan Kececi a regagné ce lundi matin la Turquie et devrait rendre compte de la situation en Syrie. La Turquie a déjà retiré son personnel diplomatique de son ambassade à Damas.

12h15: La Syrie n'utilisera d'armes chimiques contre les civils qu'en cas «d'agression extérieure»
Le régime syrien utilisera des armes chimiques qu'en cas «d'agression extérieure», mais ne les emploiera jamais contre les « les populations syriennes», a déclaré le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Djihad Makdissi, lors d'une conférence de presse diffusée sur une chaîne de télévision d'Etat.
Il a précisé que ces armes étaient sous la protection de l'armée syrienne. Par ailleurs, il a indiqué que la sécurité s'améliorait à Damas.

10h45: L'UE renforce son embargo sur les armes
Les gouvernements de l'Union européenne se sont mis d'accord pour renforcer leur embargo sur les armes et leurs sanctions contre la Syrie. La nouvelle réglementation obligera les 27 Etats membres de l'UE à perquisitionner les navires situés dans leurs eaux territoriales et les avions dans leurs aéroports, s'ils sont soupçonnés de transporter des armes et d'autres équipements à destination de ce pays.
A l'issue de la réunion, les ministres européens des Affaires étrangères ont également décidé de geler les actifs et d'interdire de voyager 26 nouvelles personnes liés au régime de Bachar al Assad. Sur le plan des affaires, les entreprises européennes ne pourront plus commercer avec trois nouvelles entités syriennes.