Syrie: Le régime «vit ses derniers jours», selon le chef du CNS

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A leader of the Syrian National Council (SNC), Abdel Basset Sayda attends a press meeting in Istanbul on July 13, 2012. UN mission chief Major General Robert Mood in Damascus on July 12, 2012 said the observers from the UN Supervision Mission in Syria (UNSMIS) are ready to go to the central village of Treimsa, site of a reported massacre of more than 150 people. AFP PHOTO/BULENT KILIC
A leader of the Syrian National Council (SNC), Abdel Basset Sayda attends a press meeting in Istanbul on July 13, 2012. UN mission chief Major General Robert Mood in Damascus on July 12, 2012 said the observers from the UN Supervision Mission in Syria (UNSMIS) are ready to go to the central village of Treimsa, site of a reported massacre of more than 150 people. AFP PHOTO/BULENT KILIC — Bulent Kilic afp.com

Le régime syrien «vit ses derniers jours», a affirmé jeudi à Rome le nouveau chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne à l'étranger, Abdel Basset Sayda. «Le régime vit ses derniers jours», a déclaré Abdel Basset Sayda à la presse à l'issue d'un entretien avec le chef de la diplomatie italienne Giulio Terzi, ajoutant que le veto russo-chinois au Conseil de sécurité de l'ONU pourrait avoir «des conséquences catastrophiques» pour son pays.

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La Russie et la Chine ont opposé leur veto jeudi au Conseil de sécurité à une résolution occidentale menaçant le régime syrien de sanctions, et Abdel Basset Sayda a estimé que le système de l'ONU était «dépassé». «Nous ne pouvons pas permettre qu'un régime illégal massacre son propre peuple. Nous devons briser ce cercle vicieux et demander aux Amis de la Syrie, un groupe qui comprend une centaine de pays et jouit d'une légitimité internationale, d'avancer et de parler au régime avec une seule voix», a-t-il ajouté.

«La Russie livre des armes lourdes au régime syrien et elle continue à lui offrir une couverture politique à travers le Conseil de sécurité», a estimé le leader du CNS. «On ne peut pas continuer comme ça parce que les événements vont tomber dans une spirale qui échappera à tout contrôle et sera catastrophique aussi bien pour la Syrie que pour la région dans son ensemble», a estimé Abdel Basset Sayda.