David Cameron: Assad doit partir, l'ONU doit agir

Reuters

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Le Premier ministre britannique, David Cameron, a exhorté ce jeudi le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter une résolution ferme sur la Syrie placée sous le chapitre VII qui prévoit des mesures coercitives.

Au lendemain de l'attentat qui a frappé au coeur du régime syrien, il a ajouté que le moment était venu pour le président Bachar al-Assad de s'en aller sous peine de provoquer une véritable guerre civile dans son pays. «J'ai un message très clair à l'intention du président Assad: le moment est venu pour lui de partir, le moment est venu pour ce régime d'engager une transition», a-t-il dit aux journalistes l'accompagnant en Afghanistan. «S'il n'y a pas de transition, il est tout à fait clair qu'il y aura une guerre civile», a-t-il ajouté.

La Russie en arbitre

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer ce jeudi sur un projet de résolution sur la Syrie à l'initiative de la Grande-Bretagne avec le soutien de ses partenaires occidentaux qui menacerait Damas de sanctions. Mais l'issue du vote dépend notamment de l'attitude de la Russie, qui a déjà utilisé par deux fois depuis le début de la crise syrienne, en mars 2011, son droit de veto pour bloquer l'adoption de résolutions condamnant Damas.

«Le message au président (russe Vladimir) Poutine et le message à tous les membres du Conseil de sécurité de l'ONU , c'est que le moment est venu pour le Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter des messages clairs et fermes sur des sanctions, sous le chapitre VII de l'ONU , et sans la moindre ambiguïté», a souligné David Cameron.