Yokamon Hearn, déficient mental, exécuté au Texas en dépit des protestations

ETATS-UNIS Ce Noir américain, a été diagnostiqué handicapé du fait d'un syndrome d'alcoolisation foetale et de graves négligences pendant son enfance...

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Yokamon Hearn, un Noir américain de 34 ans, a été exécuté mercredi soir au Texas (sud), en dépit des preuves de troubles mentaux depuis son enfance et des nombreuses protestations, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires de l'Etat.
Yokamon Hearn, un Noir américain de 34 ans, a été exécuté mercredi soir au Texas (sud), en dépit des preuves de troubles mentaux depuis son enfance et des nombreuses protestations, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires de l'Etat. — Chip Somodevilla afp.com

Yokamon Hearn, un Noir américain de 34 ans, a été exécuté mercredi soir au Texas, en dépit des preuves de troubles mentaux depuis son enfance et des nombreuses protestations, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires de l'Etat. Hearn, condamné à mort à l'âge de 19 ans pour le meurtre d'un Blanc lors d'un carjacking, a été déclaré mort par injection létale à 18h37 locales (0h37 à Paris), selon la même source. Le Texas a utilisé sur lui pour la première fois une nouvelle procédure d'injection d'un seul produit, le pentobarbital, au lieu de trois auparavant.

Ce Noir américain, qui se trouvait dans le couloir de la mort depuis 14 ans, avait été diagnostiqué handicapé du fait d'un syndrome d’alcoolisation fœtale, dû à l'abus d'alcool de sa mère pendant sa grossesse, et de graves négligences pendant son enfance qui ont conduit à des troubles mentaux, des pensées suicidaires dès l'âge de 10 ans et des dommages cérébraux, selon l'organisation texane Standdown.

Rejet de son ultime appel mercredi

La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté son ultime appel mercredi, peu avant l'exécution. Une cour d'appel du Texas avait retoqué lundi son recours pour «assistance inefficace» à son procès. Ses avocats n'avaient alors pas réussi à réunir les éléments attestant de ses troubles mentaux qui lui auraient permis d'éviter la peine capitale et d'être condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

En 2002, la Cour suprême des Etats-Unis a interdit l'exécution de condamnés mentalement retardés car leur handicap «ferait courir le risque d'une exécution arbitraire», mais a toutefois laissé chaque État libre de fixer le seuil de quotient intellectuel déterminant ce type de handicap.