Afghanistan: L'armée française craint de subir de nouvelles pertes avant la fin de l'année

Avec Reuters

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L'armée française, fragilisée par son processus de retrait, craint de subir de nouvelles pertes en Afghanistan avant la fin de l'année, a déclaré ce mercredi le chef d'état-major de l'armée de terre.

Conformément à la décision de François Hollande d'accélérer le retrait français d'Afghanistan, il n'y aura plus de soldats français dans les provinces de Kapisa et de Surobi à la fin de l'année, a déclaré le général Bertrand Ract-Madoux lors d'une rencontre avec des journalistes. La position du gouvernement est qu'il n'y aura plus de «troupes combattantes» françaises sur le sol afghan fin 2012. L'armée s'y maintiendra cependant en 2013, principalement pour des missions d'instruction et de soutien, et une compagnie d'infanterie ainsi que des hélicoptères de combat resteront stationnés dans la région de Kaboul, a précisé le général Ract-Madoux.

La crainte d'attentats suicide, d'infiltrations et de «tirs fratricides», ajoutée au fait que l'armée sera moins efficace en raison de son démantèlement, font craindre de nouveaux morts, a-t-il ajouté. «Je crains que nous ayons encore, avant la fin de l'année, de mauvaises nouvelles», a-t-il indiqué. L'armée française, qui cède progressivement le contrôle des zones où elle était présente à l'armée afghane, a pris des dispositions, accompagnant notamment chaque instructeur d'un soldat en armes, mais cela pourrait ne pas suffire. «Face à des gens qui ne tiennent pas à la vie, la sécurité à 100% n'existe pas», a déclaré le général Ract-Madoux. La France a perdu 87 soldats en Afghanistan depuis 2001.