Démission du vice-ministre grec du Travail

Reuters

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Nikos Nikolopoulos, vice-ministre grec du Travail, a présenté ce lundi sa démission au motif que le gouvernement ne réclame pas avec suffisamment de vigueur de modifications au plan d'aide internationale à la Grèce.

«L'unique raison de ma démission est ma conviction personnelle selon laquelle la question de la renégociation avec la troïka, ainsi que la correction des importantes distorsions dans les domaines de l'emploi, des retraites, de la sécurité sociale et de l'Etat providence, auraient dû être clairement posées sur la table dès le départ», écrit Nikos Nikolopoulos dans sa lettre de démission.

Le gouvernement d'Antonis Samaras a immédiatement nommé un remplaçant, et a exprimé sa surprise. «Il n'y a pas d'explication rationnelle à cela», a déclaré Simos Kedikoglou, le porte-parole du gouvernement. «La négociation avec la troïka n'a pas encore commencé, et, encore hier, il a voté en faveur du gouvernement. Tout le monde n'est pas fait pour des temps difficiles.»

Longue liste de changements

Selon certains analystes, la démission de Nikos Nikolopoulos, qui appartient comme Antonis Samaras aux conservateurs de Nouvelle démocratie (ND), souligne les divisions du gouvernement sur l'attitude à adopter face à la «troïka» constituée par l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

Le gouvernement de coalition formé après les élections législatives du 17 juin avait dans un premier temps réclamé une longue liste de changements aux conditions fixées par les créanciers internationaux en échange de leur aide financière. Il a récemment adopté un ton moins revendicatif en affirmant qu'il mettrait en oeuvre les réformes réclamées avant de solliciter une renégociation des termes de l'aide.