Bosnie: Reprise du procès de Ratko Mladic devant le TPIY à La Haye

avec AFP

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Le procès de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic a repris lundi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) qui devait entendre le premier témoin de l'accusation.
Le procès de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic a repris lundi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) qui devait entendre le premier témoin de l'accusation. — Martin Meissner afp.com

Le procès de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic a repris ce lundi devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) qui devait entendre le premier témoin de l'accusation. «Nous allons continuer», a lancé le juge Alphons Orie, à l'ouverture de l'audience à La Haye, en direction de l'accusé qui venait de se rasseoir après avoir sorti des documents d'une mallette.

Les juges devaient entendre lundi après-midi le premier témoin de l'accusation, Elvedin Pasic, un musulman qui avait survécu à l'exécution sommaire d'environ 150 personnes en novembre 1992, dans le village de Grabovica (nord de la Bosnie).

Accusé de génocide

Ratko Mladic, 70 ans, qui plaide non coupable et encourt la prison à vie, est accusé notamment du massacre de Srebrenica en juillet 1995 au cours duquel près de 8.000 hommes et adolescents musulmans avaient été tués par les forces serbes de Bosnie, le pire massacre en Europe depuis la seconde guerre mondiale.

Ratko Mladic est accusé de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre durant la guerre en Bosnie (1992-1995) au cours de laquelle 100.000 personnes avaient été tuées et 2,2 millions de personnes déplacées. Son procès avait été ajourné le 17 mai à la demande de la défense, au lendemain de son ouverture et à l'issue de la déclaration liminaire de l'accusation.

La défense estimait n'avoir pas eu assez de temps pour se préparer et dénoncé des «irrégularités» dans la divulgation des éléments de preuve en possession du bureau du procureur. Arrêté le 26 mai 2011 en Serbie après avoir échappé pendant seize ans à la justice internationale, Ratko Mladic plaide non coupable. Il encourt la prison à perpétuité.