Yémen: Un mort et 13 blessés dans une manifestation d'autonomistes sudistes

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Deux manifestants ont été tués par balle et douze autres personnes, dont trois policiers, blessées samedi lorsqu'une marche d'autonomistes a dégénéré en affrontement armé à Aden, dans le sud du Yémen, selon plusieurs sources.
Deux manifestants ont été tués par balle et douze autres personnes, dont trois policiers, blessées samedi lorsqu'une marche d'autonomistes a dégénéré en affrontement armé à Aden, dans le sud du Yémen, selon plusieurs sources. — afp.com

Un manifestant a été tué par balle et treize autres personnes, dont trois policiers, ont été blessés samedi lorsqu'une marche d'autonomistes a dégénéré en affrontement armé à Aden, dans le sud du Yémen, selon plusieurs sources. Ces violences ont éclaté après un rassemblement d'autonomistes commémorant l'anniversaire de la prise de contrôle du sud du Yémen par des troupes nordistes le 7 juillet 1994.

«Des policiers ont ouvert le feu sur notre marche, tuant un manifestant et en blessant trois autres», a déclaré l'un des militants sudistes, Nizar Saïdi.

Les revendications des Sudistes d'intensifients

Une source hospitalière a confirmé le décès d'un manifestant et indiqué que sept autres manifestants avaient été blessés notamment dans les échanges de tirs qui ont suivis les premières rafales. Un responsable des services de sécurité a évoqué une «provocation», affirmant que des manifestants armés ont tiré les premiers. Il a fait état de trois blessés parmi les policiers.

Des échanges de tirs ont opposé une bonne partie de la journée policiers et autonomistes armés dans le quartier de Mansoura, l'un des bastions du Mouvement sudiste à Aden qui était la capitale de l'ancien Yémen du sud. Ce mouvement revendique l'autonomie, voire l'indépendance, du Sud du Yémen, rattaché au Nord en 1990. Quatre ans après l'unification, une guerre avait éclaté entre les armées du Nord et du Sud, remportée par les troupes du Nord.

Les revendications des Sudistes, qui s'estiment marginalisés par le Nord, se sont intensifiées bien avant le mouvement de contestation du régime de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, lancé en janvier 2011 et qui a conduit à son départ fin février.