Roumanie: Préparation d'un référendum crucial sur la destitution du président

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La Roumanie a commencé samedi à préparer un référendum crucial pour son avenir sur la destitution du président Traian Basescu votée vendredi par le Parlement, tandis que les Etats-Unis se sont joints à l'Europe pour dénoncer des menaces sur l'équilibre démocratique du pays.
La Roumanie a commencé samedi à préparer un référendum crucial pour son avenir sur la destitution du président Traian Basescu votée vendredi par le Parlement, tandis que les Etats-Unis se sont joints à l'Europe pour dénoncer des menaces sur l'équilibre démocratique du pays. — Andrei Pungovschi afp.com

Le gouvernement roumain s'est réuni samedi en conseil des ministres extraordinaire afin de préparer l'organisation d'un référendum crucial pour l'avenir du pays sur la destitution du président de centre droit Traian Basescu, votée vendredi par le Parlement.

Le Parlement s'est prononcé vendredi soir par 256 voix pour et 114 contre en faveur de la destitution de Traian Basescu. Cette destitution ne deviendra définitive que si elle est validée par un référendum organisé le 29 juillet.

«Tous les blocages éliminés»

«Avec la vérité et la Constitution, allons au référendum», a lancé Traian Basescu dans un message sur Twitter. Le président avait survécu à un tel vote il y a cinq ans, en 2007, quand les mêmes partis avaient tenté de le destituer. A l'ouverture du conseil des ministres, le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta n'a pas caché sa satisfaction après le vote de destitution visant son principal rival politique.

«Maintenant, nous voyons éliminés tous les blocages qui nous faisaient faire du sur place depuis que nous sommes arrivés au gouvernement», a-t-il déclaré en s'adressant aux ministres. «Nous allons devoir prouver que nous pouvons bien fonctionner maintenant que nous n'avons plus à nous faire de souci pour des contestations sur les décisions que nous adoptons», a-t-il ajouté.

L'Union sociale-libérale (USL) de Victor Ponta fait l'objet de critiques de la part de l'Union européenne, des Etats-Unis, de Berlin et Paris qui s'inquiètent notamment de changements législatifs hâtifs et d'attaques contre la Cour constitutionnelle.