La menace terroriste persiste à Londres

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« Ce que vous avez vu n'est qu'un début. » La BBC a montré hier une vidéo posthume d'un des kamikazes des attentats qui ont endeuillé Londres il y a tout juste un an. A l'écran, Shahzad Tanweer, 22 ans, menace les Britanniques avec son fort accent du Yorkshire, région du nord de l'Angleterre où il avait grandi. Suivent des images d'Ayman al-Zawahiri, numéro deux d'Al-Qaida, suggérant un lien entre les auteurs des attentats de Londres et Ben Laden. Lien qui a jusqu'ici était minimisé par Scotland Yard. La police londonienne a précisé qu'elle connaissait son existence et que sa diffusion à la veille du premier anniversaire des attentats « ne peut causer qu'une souffrance maximale » aux familles.

Le 7 juillet 2005, quatre bombes ont explosé quasi simultanément dans trois rames de métro et un bus au coeur de Londres. Bilan : 56 morts dont les quatre kamikazes, des musulmans britanniques a priori sans histoire. Autant dire que le drame a marqué le pays, qui a violemment réalisé qu'il était confronté au terrorisme islamique intérieur. Cette semaine Scotland Yard a répété que la menace est plus réelle que jamais et dépeint une situation « très inquiétante ». Quatre attentats ont été déjoués en un an, 70 enquêtes antiterroristes sont en cours et 60 personnes attendent d'être jugées pour faits de terrorisme. « C'est sans précédent. L'afflux de nouveaux cas ne ralentit pas. Il serait plutôt en train d'augmenter », s'est inquiété hier Peter Clarke, chef de la section antiterroriste de Scotland Yard.

C. L. (avec AFP)

L'hommage aux 52 victimes des attentats de Londres sera sobre : les Britanniques se figeront aujourd'hui à midi pour deux minutes de silence douloureux.