Le président américain veut garder la santé

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Barack Obama, mardi à Miami.
Barack Obama, mardi à Miami. — L. DROWNING / REUTERS

Barack Obama et le Parti démocrate jouent gros ce jeudi : la Cour suprême va se prononcer sur la constitutionnalité de la réforme de l'assurance-maladie votée par le Congrès en 2010. Cette réforme, considérée comme le principal legs de la présidence Obama, doit permettre de donner une couverture à 32 millions d'Américains qui en sont privés. Mais 26 Etats républicains la contestent, jugeant la mesure prévoyant de sanctionner les Américains qui ne souscriraient pas une assurance-maladie liberticide. La décision de la Cour va peser sur la crédibilité d'Obama. « Si l'ensemble de la loi est rejeté, ça serait un coup dur », estime Peter, retraité résidant dans la région de New York et sympathisant démocrate, qui tente de relativiser une décision défavorable : « Quoi qu'il arrive, Obama apparaîtra comme un président qui avait une vision pour l'Amérique. Son futur adversaire républicain, Mitt Romney, avait mis en place une réforme similaire dans le Massachussetts, dont il était gouverneur. Il a maintenant changé d'avis. » Côté républicain, on affûte des communiqués de presse tranchants en cas d'invalidation. Michelle Bachmann, pilier du mouvement Tea Party et adversaire de la loi, a prévu de tenir une conférence de presse dans les 90 minutes suivant la décision. Reste une possibilité : que la Cour valide certains volets de la réforme et en invalident d'autres. « L'impact sur la campagne sera alors plus nuancé, observe Peter. Chaque camp tentera de tirer la couverture à lui. »