Syrie: BHL espère un Hollande «plus Sarkozy que Mitterrand»

Avec Reuters

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L'écrivain Bernard-Henri Lévy, qui a joué les intermédiaires entre les insurgés libyens et l'Etat français pendant la crise libyenne de 2011, espère que François Hollande sera «plus Sarkozy que Mitterrand» face à la crise syrienne.

La France souhaite une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sous chapitre VII prévoyant «tous les moyens nécessaires», y compris militaires, pour mettre en oeuvre le plan Annan de règlement de la crise syrienne. Mais cette solution se heurte au veto de la Chine et de la Russie.

BHL pour une intervention sans l'aval de Moscou et Pékin

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, souhaite ouvertement une victoire de l'opposition syrienne, férocement réprimée par le régime de Bachar al-Assad, et s'est dit prêt à lui apporter une aide matérielle sous forme de moyens de communication.

Insuffisant, estime Bernard-Henri Lévy, qui avait contribué à convaincre l'ex-président Sarkozy d'intervenir militairement en Libye, pour éviter l'écrasement de Benghazi par le régime de Mouammar Kadhafi. Le successeur socialiste de l'ancien chef de l'Etat a le choix entre deux voies, dit l'écrivain.

«Soit celle de son maître et mentor, François Mitterrand, qui a inventé en Bosnie la non-intervention new look, où tout est organisé pour ne rien faire en se donnant pour la galerie le mérite de quelques beaux gestes», explique-t-il. «Soit celle de Nicolas Sarkozy, dont je veux espérer qu'il ne prendra pas, cette fois, systématiquement le contre-pied, et à qui revient le mérite d'avoir pavé la voie d'une ingérence prise à la lettre et réussie.» Bernard-Henri Lévy plaide pour une intervention militaire, y compris sans l'aval de Moscou et Pékin.